Bienvenue sur ce blog, n'hésitez pas à réagir aux articles.

Neige à Nice


La tempête de la nuit a recouvert Nice et ses collines d'une bonne couche de neige.


Ce matin, les malheureux qui s'aventuraient dans les rues, par -3°, devaient glisser sur les plaques de glace, alors que la végétation était recouverte d'une petite couche de poudreuse !


La température de la mer a plongé, de 16° à 13°. Beau spectacle pour les yeux, voici quelques souvenirs d'un phénomène rare.



Vers un LIPDUB de l'Université de Nice et de la faculté de Lettres, Carlone, Action !

Au moment où la mode du LIPDUB se développe, l'Université de Nice recherche des étudiants pour réaliser le sien, à propos de la faculté de Lettres. Le Vice-Président s'adresse à la communauté étudiante de Lettres, les "lettrés".
Pour quoi faire ? D'après le mail, l'objetcif est double :

  • "Servir de carte de visite à la fac de Lettres"


  • "Permettre à Carlone de se faire un nom dans la jungle universitaire niçoise et face aux écoles privées"

En attendant avec impatience le résultat, voici le mail originel et les contacts, pour tout lettré intéressé.



Chers lettrés, étudiants et associations de Carlone,




Votre BDE met actuellement en place un projet inédit : le premier LIPDUB de la fac de Lettres jamais réalisé. Un LIPDUB c'est quoi ? Un clip musical qui servira de carte de visite à la fac de Lettres et permettra à Carlone de se faire un nom dans la jungle universitaire niçoise et face aux écoles privées.

Quelques exemple par ici : http://officelipdub.com



En quoi cela vous concerne-t-il ? C'est bien simple, ce LIPDUB se fait POUR vous mais aussi et surtout PAR vous, votre enthousiasme, votre motivation.



Si vous souhaitez donc vous impliquez dans ce projet, passer un super moment avec les étudiants de votre campus, contactez nous dès à présent :

lipdublettres@gmail.com,



Nous reviendrons très vite vers vous, pour vous expliquez la démarche à suivre, et vous conviez à la journée de répétition et de tournage.



A très bientôt!





Merci d'avance

--

Bien Cordialement,



Ludovic ARNAULT

Vice-Président de l'Université Nice-Sophia Antipolis

Responsable du Bureau de la Vie Etudiante (BVE)

Elu au C.E.V.U. de l'Université Nice Sophia-Antipolis

Elu au C.A. de l'UFR Droit Economie-Gestion et Sciences Politiques

Tel : 04 92 07 68 79

Fax : 04 92 07 60 77

Poste : 12182

http://www.bve-unice.fr



Bureau de la Vie Etudiante (BVE)

28 Av de Valrose

Grand Chateau

B.P. 2135

06103 Nice Cedex 2

Les minarets de Nice



Depuis la voie rapide en direction de Cimiez, ou en levant la tête quand on se promène dans cette colline, on remarque parfois une construction atypique, signalée par deux minarets flanquants l'aile principale.
Bien avant la Grande Mosquée de Paris, c'est en 1901 (voir l'article du blog concernant l'architecture Belle-Epoque à Nice) que l'Alhambra Hotel fût construit. D'un style architectural Orientalisant, la construction répondait à une "mode" qui s'est développée dans les centres culturels européens, à Nice notamment.


Situé aux numéros 46-48 du Boulevard de Cimiez, l'Hotel Alhambra est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, c’est l'archétype de l'architecture orientalisante mais revue et corrigée pour une adaptation locale.
Ses deux minarets à bulbe, ses grandes baies en arcs outrepassés au dernier étage, ses stucs blancs et sa superbe marquise en font un édifice spectaculaire. Le parc s'étend aujourd’hui encore devant l’édifice.





Cette construction témoigne d'une époque où l'architecture orientalisante et l'érection de minarets était une mode qui mettait en avant la société et la culture orientale. A l'heure où le débat suisse réouvre de toute-part des dérives et discours intégristes, à Nice et depuis plus d'un siècle l'Alhambra porte l'héritage d'une Belle-Epoque qui mélait jusque dans son architecture l'élégance, la diversité et l'histoire des cultures humaines. Puissions-nous lèver les yeux, et retrouver un peu de tolérence et de fraternité.



Pétition contre le débat de l’identité nationale

Nous ne débattrons pas


Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.

Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.

Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.

La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.

http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-mediapart-nous-ne-debattrons-pas

Comté de Nice - France : 150 ans du rattachement ou de l'Annexion ?

Le site Nice rendez-vous rappel que 2010 sera l'année du 150ème anniversaire d'un évènement historique majeur pour Nice,


L'Annexion ou le Rattachement à la France.


Gérard Colletta écrit :


L'année 2010 marquera le 150e anniversaire du changement de nationalité de la ville et du comté de Nice.
C'est en 1860 en effet qu'une partie de la province de Nice (le "circondario" ou arrondissement selon la terminologie de l'époque) devint française, en application des accords de Plombières (1858) entre Napoléon III et Cavour (le président du conseil du Royaume de Piémont-Sardaigne, dont Nice faisait alors partie) puis du Traité de Turin signé le 24 mars 1860 entre l'empereur des Français et le souverain sarde Victor Emmanuel II, futur roi d'Italie.
La récompense que celui-là obtint de celui-ci en échange de son soutien dans le processus d'unification de la Péninsule…
Son anniversaire sera, on s'en doute, commémoré, voire fêté partout dans le Comté. Mais, avant même de revenir (et de s'interroger) sur les conditions dans lesquelles s'est déroulé cet événement, il convient, à l'approche des manifestations, de se demander ce que Nice va fêter en 2010 : son Rattachement à la France ou son Annexion à/par la France ?
Car, depuis la fin du XIXe siècle, une polémique sur le terme à utiliser pour désigner le passage de Nice sous souveraineté française s'est développée entre tenants de l'appartenance à la France et "séparatistes", qu'ils soient partisans du "retour" à l'Italie ou indépendantistes, les premiers utilisant le vocable "rattachement", les autres lui préférant "annexion". Une polémique d'une autre époque, certes, mais qui fait encore débat aujourd'hui, dans une ville où l'identité locale (on disait, il y a quelques années encore, "particularisme") tient, depuis longtemps, la première place face à une identité nationale que d'aucuns tentent toujours de conceptualiser !
L'historien, quant à lui, même sensible à l'une ou l'autre de ces thèses, se devrait de considérer les faits et seulement les faits...Les meilleures références officielles au changement de souveraineté restent le traité de Turin du 24 mars 1860 qui est intitulé "Traité d'annexion" et les procès-verbaux du plébiscite des 15 et 16 avril qui parlent tous, sans exception, d'annexion. C'est donc Annexion qui doit être utilisé même si, après la guerre de 1870-71 et la perte de l'Alsace-Lorraine, "annexée" à l'Allemagne naissante, le terme est devenu quelque peu péjoratif, synonyme d'usurpation, de conquête par la force. Rattachement avait néanmoins fait une timide apparition dès 1848, en référence à la courte période 1793-1814 où Nice fut française, mais contre sa volonté cette fois-là. Le vocable est abandonné jusqu'à la fin du XIXe siècle, quand il réapparaît pour conjurer l'autre "annexion", celle de l'Alsace-Lorraine. Plus tard, l'irrédentisme fasciste, qui prône le "retour" de Nice à l'Italie, parle bien sûr de l'annessione del 1860, favorisant ainsi en France, par réaction, l'usage du terme "rattachement", largement usité depuis, notamment lors du centenaire de 1960.
Puis certains historiens, notamment le professeur Paul Gonnet, conscients du poids de chaque mot, ont parlé de "Réunion", une nouvelle ambiguïté : la réunion suppose qu'il y a eu d'abord union, nécessairement consentie librement. Ce qui, pour Nice et son comté, n'est bien évidemment pas le cas (en 1793), même si, cent ans plus tard, on a cru possible de faire croire le contraire, en élevant un majestueux monument commémoratif face à la mer ! Il est vrai qu'à cette époque, Nice se remettait à peine d'un grave épisode séparatiste et qu'il fallait rassurer Paris sur la loyauté d'une ville devenue suspecte…
Verra-t-on, en 2010, apparaître une nouvelle terminologie ? Cette hypothèse semble se dessiner et l'on parlerait désormais d'union de Nice à la France. Un vocable tout aussi inadéquat que "rattachement" ou "réunion", puisque, outre le consentement mutuel, l'union implique aussi une certaine égalité entre les unis.
Rappelons quand même, au passage, que Nice n'aurait jamais pu "retourner" à l'Italie à laquelle elle n'a jamais appartenu. Le Comté est devenu français en 1860 alors que l'Italie est née un an plus tard, en 1861 !
  • Pour en savoir plus...

Article du blog : Nice de 1860 à 1914

La prospection archeologique sous-marine en baie des anges présentée sur Plongeur.com

Le site internet dédié à la plongée sous-marine Plongeur.com présente dans un article la prospection archéologique sous-marine en baie des Anges :




Aussi étonnant que cela paraisse, personne ne sait encore ce que dissimulent les flots le long d’une des plus célèbres avenues du monde : le Promenade des Anglais à Nice ! Quelques plongeurs bénévoles ont décidé de percer le mystère…

C’est en 2005, en plongeant au large d’une plage privée dans la zone de l’anse Saint-Lambert, que l’on a trouvé les vestiges d’un port du XVIe siècle. La structure en pierre, en forme de jetée, n’a sans doute jamais été terminée, mais la trouvaille a fortement intéressé les archéologues locaux. Cette zone, quasi vierge de fouilles archéologiques, peut, selon les premières indications, receler des trésors insoupçonnés. Le DRASSM autorise donc une prospection systématique du fond de la Baie des Anges, de 0 à 40 mètres de fond, sur une bande de 100 mètres de large, dont le responsable scientifique est Stéphane Morabito.


Stéphane Morabito est docteur en histoire ancienne et chercheur associé au CRISES - Montpellier III et au CCJ - MMSH Aix-en-Provence. Il est aussi plongeur et habite près de Nice.
En mai 2009, il a démarré une prospection de la Baie des Anges qui doit s’étaler sur deux ans. La surface à explorer est énorme (l’autorisation de prospection couvre une surface d’environ 25 hectares) et les moyens dont disposent ses équipes sont faibles - pour l’instant.
Le projet d’origine prévoit des moyens techniques importants : un bateau tractant des instruments de relevé comme des sonars et des sondeurs, mais la récession rend les entreprises frileuses et les institutions peureuses. Stéphane doit faire la prospection à l’ancienne : à la palme. Il est aidé par deux équipes formidables venues de la section de l’archéologie sous-marine de l’IPAAM (Institut de la Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée) et le Gazelec omnisports Nice section subaquatique. Les plongeurs sortent une à deux fois par semaine, par groupe de 12, travaillant jusqu’à 10 heures par jour pour cartographier, photographier, faire des vidéos et marquer par des points GPS d’éventuels objets.
Pour l’instant, les équipes de Stéphane n’ont pas le droit de faire de trous, ni de remonter quoi que ce soit. Ils sont aussi limités à 20 mètres de profondeur car les règles de sécurité pour les archéologues amateurs sont plus strictes que celles de la plongée loisir. Cela permet aussi de couvrir la plus grande étendue possible dans le temps imparti. Les plongées jusqu’à 40 mètres sont réservées aux endroits appelés « zones remarquables » comme les caps
Et qu’ont-ils trouvé ?Pour l’instant, Stéphane Morabito ne révèle rien. Il dit simplement : « Nous avons fait des découvertes importantes, mais on n’en parle pas encore. »Il est certain que la révélation de ces découvertes va amener des investisseurs dans le projet…
La plaquette est téléchargeable, en cliquant ensuite sur Baie des Anges. Stéphane espère aussi que le DRASSM organisera des fouilles sur plusieurs des sites que ses équipes ont repérés. Aqualung vient d’accorder un soutien aux équipes de Stéphane, pour le matériel et la communication.

Il flotte désormais un voile de mystère sur la Baie des Anges. Rendez-vous en novembre 2010 pour savoir ce qui s’y cache !

Colloque Histoire et archeologie du Verre - Frejus, 20-21 novembre 09


Les 24èmes rencontres de l’Association Française pour l’Archéologie du Verre se tiendront à Fréjus, les 20 et 21 novembre 2009.
Ces rencontres, qui réunissent spécialistes et amateurs européens, seront l'occasion de présenter l’actualité des recherches portant sur l’archéologie, l’archéométrie et l’histoire du verre, en France et ailleurs, de l’antiquité à la période industrielle.
Les sessions de communications se dérouleront à la Villa Clythia, possession du CNRS sur les hauteurs de Fréjus. Au programme sont également prévues une visite de l’Exposition Verres archéologiques de Fréjus et du littoral provençal au Musée Archéologique de Fréjus et une visite de la verrerie de Biot, de son écomusée du verre, de sa halle des verriers et de sa galerie internationale du verre contemporain.
Vous trouverez ci-joint le programme des Rencontres et des visites prévues.

Les bulletins d’inscriptions sont téléchargeables sur les sites web AFAVerre et Arkaeos.

De Terra Amata au briquet au gaz,380.000 ans d’histoire de la production du feu


Proposition de synthèse de la conférence :
De Terra Amata au briquet au gaz,
380.000 ans d’histoire de la production du feu
Par Bertrand Roussel,
Docteur en préhistoire & directeur des collections de Terra Amata


A l’occasion des conférences de Mémoires Millénaires, voici une synthèse de 400.000 ans d’histoire, depuis les foyers de Terra Amata à nos jours.

En effet, la conquête du feu fût un élément crucial pour le développement de l’humanité.
L’élément du feu permet à l’homme de se distinguer de la nature :
- Avoir de la lumière et changer de rythme, choisir ses moments de veille et de sommeils.
- Occuper des zones trop froides pour une vie sans chauffage : occupations des territoires nordiques.
- Cuisson de la nourriture : manger des aliments non comestibles sans cuisson.
- Changer la nature de matières (céramique, métallurgie…).
- Apports culturels : l’habitat se structure autour du foyer (visible à Terra Amata) et des cultures matérielles émergent (mythes, langages, traditions culturelles).

Les 1ers foyers découverts dans le monde sont vieux de 400.000 ans.
Le feu pouvait être « récupéré » (orages, éruptions, feux naturels permanents) mais aucun indice archéologie ne permet de certifier cette hypothèse.

Le feu peut être fabriqué, et l’ethnologie montre diverses techniques :
- par « friction longitudinale » (comme actuellement en Polynésie)
- par « friction transversale » (sciage)
- par courroie (actuellement chez les papous de Papouasie Nouvelle-Guinée)
- friction par rotation (forêt à main ou forêt à archet comme chez les esquimaux, ou encore avec un forêt à volant, comme chez les Iroquois)
Les traces archéologiques laissées par ces techniques sont très réduites ! Le corpus d’objets disponibles pour l’ensemble de sites préhistoriques est pauvre. Au néolithique, on a découvert quelques éléments pouvant servir au feu. Ce matériel est très présent dans les contextes de sites lacustres, car la conservation est optimisée.

Quels matériaux faut-il pour allumer le feu ?
On pourrait supposer que le forêt doit être en bois dur et la planchette, en bois tendre. Certains textes anciens voir religieux affirment cette idée, en sexualisant la pensée en comparant le forêt à l’homme, la planchette support à la femme, et le feu à l’enfant.
Il faut savoir que pour produire le feu, 2 bois identiques fonctionnent très bien, surtout le couple dur-dur.
A propos des « pierres de feu », le mythe, la réalité :
La percussion de 2 silex ne permet pas de faire du feu. Aucun groupe ethnique ne le fait, aujourd’hui.
Le problème est pratique : la percussion de 2 silex (ou roches dures) produit un flash lumineux (peu chaud), insuffisant pour embraser quoi que ce soit. De plus, impossible de placer quelque chose à enflammer puisqu’il faut qu’il y ai percussion entre les 2 roches.
Par contre, les sulfures de fer permettent une réaction exothermique, avec une étincelle très chaude (900°). Des groupes ethniques utilisent toujours cette méthode.
Le but de la manœuvre est d’obtenir une étincelle chaude, et de la faire tomber sur un corps facilement inflammable, comme l’amadouvier.
Ce champignon de texture dure et ligneuse, semblable à la langue de bœuf, se trouve dans diverses régions (dont PACA).

Les traces archéologiques laissées par ces méthodes sont des sulfures de fer (objet métallique) avec traces de percussions.
Ces indices archéologiques furent datés, et les plus anciens correspondent à l’époque de la grotte Chauvet (-32000).
Durant le néolithique et dans le contexte lacustre de Charavines, on a découvert d’autres sulfures de fer et de l’amadou.
Ötzi, l’homme découvert dans un glacier italien et vieux de 5200 ans avant JC, livre des informations cruciales notamment sur la méthode d’allumage de feu. Il transportait un morceau d’amadou qui contenait des particules de sulfure de fer.

Cela démontre bien que la méthode de percussion d’un éclat de roche dure, comme le silex, sur un morceau métallique contenant des sulfures de fer, était connue et employée durant la préhistoire.

Cette technique a peu évoluée. En effet, depuis -500 jusqu’à la guerre de 14, on a utilisé principalement pour produire du feu, un briquet à silex. L’étincelle tombait sur un morceau d’amadou, et une flamme se formait.
Avant le 17°, on parle de « fusil » ou « foisil » pour évoquer un briquet. Aujourd’hui le mot briquet vient du néerlandais « brik », littéralement « petit morceau » parce que le morceau métallique sur lequel on frappait la pierre était petit ?
Peu après l’invention du fusil, l’extension de la technique permit de fabriquer une arme qui remplaça les mousquets.

Quelques généralités dans le feu de l’action :
Chez Arcimboldo, une allégorie du feu comprend des briquets, amadous, silex, et…allumettes.
Les romains connaissaient le souffre, et l’exploitaient pour allumer le feu, en complément.
Plutôt que d’atteindre que l’étincelle sur l’amadou produise une flammèche, on pouvait déposer l’étincelle sur un morceau de souffre et obtenir rapidement une flamme.

D’autres méthodes pour faire du feu existent : les briquets solaires (supposés durant le siège de Syracuse (-215).
Le briquet pneumatique est un cylindre creux, dans lequel on enfonce vigoureusement un bâton de diamètre calibré pour entrer dans le trou en compressant le volume d’air. Un morceau d’amadou est placé à l’extrémité du bâton. La compression crée une chaleur (comme quand on gonfle le pneu de voiture) et enflamme l’amadou.

But PSG Nice 0-1

Une belle victoire du gym ce samedi soir ! Le PSG connaît sa première défaite à domicile, et Rémy confirme les nouvelles qualités du groupe !

A propos de l'André Malraux, nouveau navire du Drassm


Le site meretmarine présente les caractéristiques du prochain navire de travail du Département de Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines (DRASSM).
Cet outil était annoncé par le Ministère de la Culture le 30 octobre, à l'occasion d'un colloque à Arles et de l'inauguration de l'exposition des vestiges sortis du Rhône.


L'André Malraux, dont les plans de construction seront achevés à la fin du mois, fera l'objet d'un appel d'offres auprès des chantiers, la livraison étant espérée au second semestre 2012.
Caractéristiques du batiment :
Doté d'une coque en plastique, il mesurera 36.3 mètres de long pour 8.85 mètres de large et 3.2 mètres de tirant d'eau. Affichant un déplacement de 275 tonnes en charge, il disposera d'une propulsion diesel-électrique, lui permettant d'opérer à petite vitesse sans encrasser les moteurs. L'allure maximale est, quant à elle, fixée à 13 noeuds. Capable de loger pour plusieurs jours une petite quinzaine de personnes, l'André Malraux pourra embarquer, à la journée, une équipe de 30 personnes, le nombre de plongeurs pouvant être mis en oeuvre étant porté à 20.
Côté équipements, le futur navire disposera d'une grue et d'un portique d'une capacité de 6 tonnes, lui permettant de mettre à l'eau des engins sous-marins. Ces moyens de levage serviront, en outre, à la traction des matériels remorqués (comme des magnétomètres) et à l'embarquement, sur le pont, de conteneurs spécialisés (logistique, traitement des informations, équipements scientifiques, stations hyperbare...) Doté d'un système de positionnement dynamique, l'André Malraux a, par ailleurs, bénéficié d'une attention toute particulière au niveau de la stabilité, afin de pouvoir travailler dans différentes conditions de mer. Des efforts ont également été réalisés afin de diminuer les coûts. La coque en plastique permettra, notamment, de réduire l'entretien, alors que l'équipage a été optimisé. Le bateaux est, en outre, conçu pour être polyvalent et servir de plateforme mutualisée avec d'autres organismes que le DRASSM. Ainsi, différentes équipes pourront travailler, à bord, sur des tâches différentes. « Ce projet a nécessité trois ans d'études. Nous avons confronté toutes les expériences de la maison, avec des gens qui ont travaillé à la mer entre 10 et 30 ans. Nous nous sommes ensuite rapprochés du bureau d'études Mauric, qui a travaillé sur le projet. Ces travaux ont alors été présentés en interne, pour voir ce que les gens pensaient des solutions proposées, puis nous avons demandé d'avis à l'extérieur, notamment auprès de marins des Phares et Balises, d'hydrographes de la marine ou d'officiers de la Marine marchande. Toutes ces expériences et ces réflexions nous ont permis de faire évoluer le projet et d'aboutir à un bateau robuste, polyvalent et aux coûts réduits », explique-t-on au DRASSM.
Equipage et coût de fonctionnement
La construction d'une unité de conception moderne doit permettre de limiter son équipage à trois personnes. Le choix d'un déplacement léger, grâce à l'emploi de matériau composite, permettra de rester dans la norme des bateaux de moins de 500 tonneaux (UMS) et donc de réduire les contraintes en matière de qualification de l'équipage. Pour bénéficier du dispositif de la loi de 1942 autorisant les navires armés par des personnels de l'Etat à naviguer dans le cadre d'un permis de circulation (statut nettement moins contraignant et moins coûteux pour l'Etat que celui accordé aux marins de la pêche et du commerce), un équipage de fonctionnaires devrait être privilégié, avec un équipage constitué par des personnels du DRASSM. Celui-ci pourra être ponctuellement épaulé par des marins venus d'autres administrations ou établissements publics de l'Etat.
Hors coût d'acquisition (de l'ordre de 6 millions d'euros), la charge financière liée au fonctionnement du nouveau bateau peut être estimée entre 300 et 350.000 euros chaque année, pour un navire maintenu en capacité opérationnelle entre 9 et 11 mois par an, soit 270 à 320 jours de campagne offshore.
Les missions du navire
L'Etat a confié au Ministère de la Culture, par le biais du DRASSM, le soin de gérer administrativement et scientifiquement l'ensemble des biens culturels maritimes de toutes les eaux territoriales françaises (métropole et outre-mer). Le nouveau bâtiment sera donc prioritairement affecté à la réalisation de la carte archéologique sous-marine nationale, aux expertises des épaves de grand fond ou à l'étude des sites les plus menacés. Il servira aussi au soutien logistique des expertises, sondages et fouilles programmées situés dans des contextes maritimes requérant sa présence et fléchées comme prioritaires par le Ministère de la Culture et les institutions représentatives de la communauté scientifique, comme le CNRA et le CIRA.
L'André Malraux, grâce à sa conception, pourra aussi bien travailler sur la bande côtière que sur des zones situées au large. Du bord de la plage aux limites de la Zone Economique Exclusive (ZEE), il pourra mener de « simples » campagnes de prospection, comme des fouilles exhaustives et méthodiques par petits et grands fonds.

Conferences histoire-archeologie a Nice

L'éditeur "Mémoire Millénaires" annonce sur son site le premier cycle de conférences qui aura lieu courant 2009/2010.
Le lieu des conférences est le Théâtre Le Bocal - 6 rue Prince Maurice (parking gare du Sud) à Nice.
Rens. : 04 93 14 64 63 - Entrée libre et gratuite

" Les éditions Mémoires Millénaires organisent un cycle de conférences inédit réunissant les principaux archéologues et spécialistes régionaux sur le thème du " Patrimoine et de la Côte d'Azur", de la préhistoire à nos jours mais aussi à travers les grands écrivains liés au sud-est de la France. Ce cycle de conférences se déroule à Nice, au théâtre Le Bocal, avec une soirée spéciale chaque mois en entrée libre et gratuite, suivie d'un apéritif offert et de la signature des différents ouvrages sur le patrimoine. "

Jeudi 8 octobre 2009 à 18h30 : La construction au Moyen Âge dans les Alpes-Maritimes, par Fabien Blanc (médiéviste - Chercheur associé au Laboratoire d'Archéologie Médiévale Méditérranéenne). Découvrez le mode de construction des villages médiévaux de la Côte d'Azur (Sainte Agnès, Cipierre, Nice, La Brigue...) ainsi que le mode de vie des habitants à l'époque. Fabien Blanc fouille depuis plus de 15 ans les ruines des principaux villages médiévaux de la Côte d'Azur. (Livre : Sainte Agnès et l'ancien comté de Vintimille au Moyen Âge)

Jeudi 12 novembre 2009 à 18h30 : Comment produire du feu, de la préhistoire à nos jours , par Bertrand Roussel (Préhistorien et Directeur de collections au Musée de Terra Amata). Découvrez les différentes techniques de production du feu : le frottement de 2 morceaux de bois, la percussion de 2 pierres, le briquet romain ou encore le briquet pneumatique du XVIIIe s. (Livres : La Grande aventure du feu & Le Briquet pneumatique)

Jeudi 10 décembre 2009 à 18h30 : La chute du château de Nice sous Louis XIV (1691), par Marc Bouiron (Conservateur du Patrimoine - Directeur du Pôle Patrimoine historique de Nice) et Fabrice Anfosso (Romancier). Qui habitait le château de Nice ? A quoi ressemblait-il ? Comment s’est déroulée sa chute sous Louis XIV ? Comment fonctionnait le système fortifié niçois entre le château de Nice, le fort Alban au Mont Boron et le fort de Villefranche-sur-Mer ? Conférence croisée entre un archéologue et un romancier à l'occasion de la sortie de l'ouvrage " Le Dernier Rempart, La chute du château de Nice " (parution en novembre 2009).

Jeudi 14 janvier 2010 à 18h30 : Vie quotidienne et institutions romaines à Nice-Cemenelum (Cimiez), par Stéphane Morabito (Docteur en Histoire romaine) et Ugo Bellagamba (Romancier). Regards croisés sur une capitale provinçiale romaine : Cimiez - Cemenelum, son mode de fonctionnemment et son administration, ses rues, ses thermes, ses habitants ... (Livre : La 8e colline de Rome - Cimiez : quand Nice était romaine)

Jeudi 11 février 2010 à 18h30 : Les gravures de la vallée des Merveilles, de l'âge du cuivre aux périodes historiques, par Nathalie Margnardi (Ethnologue) et Fabrice Anfosso (Romancier). Une conférence sur le mystère de la fin du culte du Mont Bégo à l'âge du Cuivre il y a 4 000 ans et sur les gravures historiques (antiquité, Moyen âge et période moderne) de la vallée des Merveilles. (Livres : Roches confifentes & Là où la terre touche le ciel)

Jeudi 11 mars 2010 à 18h30 : Les grands écrivains et la Côte d'Azur, par Carine Marret (Docteur en Sciences du Langage). Gary, Nietzsche, Gallo, Van Cauwelaert, Maupassant, Simenon, Leroux, Modiano... autant de grands écrivains qui ont vécu ou séjourné sur la Côte d'Azur. Carine Marret, Docteur en Sciences du Langage, retrace leur parcours dans la région afin de découvrir ou de redécouvrir les lieux du sud-est de la France qui les ont inspirés ou profondément marqués... (Livre : Balades littéraires sur la Côte d’Azur - parution en mars 2010 - titre provisoire) .

Jeudi 15 avril 2010 à 18h30 : Balades chargées d'histoire dans le midi de la France, Claudine Francini (journaliste), Bruno Riban (auteur) et Frédéric Boyer (auteur) présentent une sélection de superbes randonnées familiales et culturelles de Menton (Alpes-Maritimes) à Arles (Bouches-du-Rhône). Sites millénaires, vestiges romains, ruines médiévales... (Livres : les Rando Malin Côte d’Azur, Var et Provence)

Jeudi 13 mai 2010 à 18h30 : Passion d'épaves sur la Côte d'Azur : de l'antiquité à l'ère atomique, par Anne Joncheray (Conservateur du musée de St Raphaël) et Jean-Pierre Joncheray. Découvrez les plus belles épaves de la Côte d’Azur toutes périodes confondues... (Livres : 100 épaves en Côte d'Azur de La Ciotat à St Raphaël et 100 épaves en Côte d'Azur de St Raphaël à l'Italie)

Jeudi 10 juin 2010 à 18h30 : Union du comté de Nice à la France en 1860 , par Louis-Gilles Pairault (Directeur des archives de Nice). A l’occasion du 150e anniversaire du rattachement de Nice à la France, découvrez la vraie histoire qui a fait basculer le sort de la ville. Livre : (parution en juin 2010)

Un nouveau navire pour le Drassm


Le JDD annonce la construction prochaine d'un nouveau batiment dédié à la recherche archéologique sous-marine, l'André Malraux.

Le navire, dont les plans ont étés élaborés en partie par les ingénieurs du Département de Recherche Archéologique Subaquatique et Sous-Marine, doit répondre aux nouveaux besoins d'une recherche plus moderne, en exploitant notamment les robots sous-marins.

Ainsi une nouvelle page de l'archéologie française apparait, et relègue l'Archéonaute à une autre époque. Pourvu que les moyens suivent cet outil !


Ci-dessus : l'Archéonaute.
Ci-dessous : article du JDD


Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a décidé la construction de
L'André Malraux, "navire destiné à la recherche archéologique sous-marine",
annonce un communiqué du ministère publié vendredi. "Ce bâtiment viendra
remplacer l'Archéonaute, construit en 1967 et affecté depuis lors au Département
des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm) créé par
André Malraux au sein de son ministère", précise le texte, alors que "la France
se trouve sur le point de ratifier la convention de l'Unesco sur la protection
du patrimoine culturel subaquatique".

Exposition temporaire Idees Recues dans les musees municipaux de Nice


La nouvelle exposition temporaire "Idées Reçues" s'apprète à ouvrir dans les musées municipaux de Nice.



Dans notre société, la profusion de connaissances et surtout l'immédiateté de leur diffusion à l'échelle mondiale, favorisent la propagation de nombreuses idées reçues.

Partant de ce constant, quatre établissements de la ville de Nice se proposent de faire la lumière sur des préjugés qui peuplent notre imaginaire collectif.

Le Musée d'Histoire Naturelle rétablira quelques vérités concernant la faune, la flore et la géologie locale, le Musée de Paléontologie Humaine de Terra Amata montrera comment la recherche permet de lutter contre les idées reçues très nombreuses dans le domaine de la Préhistoire, le Musée Masséna se penchera sur les idées reçues rattachées à la ville de Nice et le Musée Archéologique Nice Cemenelum reprendra certains mythes liés à des objets archéologiques de ses collections.

Des conférences sont organisées :


au Musée Archéologique Nice Cemenelum :
- le vendredi 23 octobre à 15 h, "les os et les mots, un rituel d'engagement à Thasos" présentée par Dominique MULLIEZ, Directeur de l'Ecole Française d'Athènes;
- le jeudi 10 décembre à 16 h, "l'Italie, du morcellement à l'unité" présentée par Dominique ESCRIBE, conférencier au Musée Masséna

au Musée de Paléontologie Humaine de Terra Amata :
- le lundi 26 octobre à 18 h, "les idées reçues de la Préhistoire" présentée par Marc
GROENEN, professeur de Préhistoire à l'Universite Libre de Bruxelles

Sauvons les requins - semaine europeenne pour les requins

Ce blog attire un nombre considérable d'internautes avec une des pages concernant le requin.
En voici une nouvelle qui doit avoir également de l'intérêt.

La Semaine européenne pour les requins se déroule du 10 au 18 octobre 2009 et la pétition est déjà en ligne : http://www.semaineeuropeennepourlesrequins.fr/
DYKKEREN, jeune marque de vêtements autour de l'univers de la plongée aux produits équitables ou bio et ambassadeur de Longitude 181 Nature, a décidé de s'engager activement et reverse 10% de ses ventes effectuées sur sa boutique en ligne pour la protection des requins. L'opération dure 15 jours et débute le 7 octobre 2009.
Tous les détails sont sur http://www.dykkeren.com/.

Merci de transmettre à vos adhérents, binômes, amis, collègues, clients...
A bientôt,
L'équipe de DYKKEREN

Fin de la campagne de prospection archeo en baie des Anges - Le Casino de la Jetée promenade remonte à la surface



Article de nicematin.com
La campagne de prospection archéologique sous-marine en Baie des Anges touche à sa fin.
L'un des objectifs était d'évaluer l'intérêt des vestiges du Casino-Jetée.
Le site semble prometeur et de nouvelles campagnes de fouille semblent très prometeuses.
« C'est une découverte surprenante car on pensait que la Jetée et les bâtiments avaient été entièrement démontés pendant la Deuxième Guerre Mondiale ». Bref, qu'il n'en restait aucune trace.



Cécile Nassiet et Christian Anger, bénévoles, se mettent à l'eau. Ils ont une heure pour photographier et filmer les fonds, prendre des relevés GPS. Sur le bateau du Gazelec, Marc, Gérard et Guillaume veillent à la sécurité. Alors qu'ils scrutent le plan d'eau, à plus de dix mètres de profondeur, les archéologues sous-marins évoluent dans un enchevêtrement de ferraille et de poutrelles. Avec la plus grande prudence car la zone est dangereuse.
Soudain, coincé entre des rochers, Christian aperçoit des morceaux de vaisselle. Avec précaution, il récupère ces fragments qu'il glisse dans son filet. Et même un petit pot, intact. Lorsqu'il étale ces « trésors » sur le pont du bateau, l'émotion est palpable. Délicatement, Gérard gratte les sédiments. Il découvre l'aigle de Nice et l'inscription « Grand Cercle du Casino ».
Chacun nourrit alors cette découverte de ses connaissances historiques mais aussi des récits des grands-parents. Quand au début du siècle dernier le tout-Nice venait dîner et s'amuser dans ce Palais-phare de la Baie des Anges. C'est tout un pan de l'histoire de Nice qui est remonté à la surface.


Cela peut vous intéresser :

Quand les Egyptiens naviguaient sur la mer rouge


Pendant l'hiver 2008, un groupe d'archéologues a effectué une expérimentation sur les techniques de navigations antiques.

Le but était de retracer les découvertes archéologiques et les recherches qui ont mené à la reconstitution d'un voilier de l'Egypte antique, commandé par la reine Hatshepsout pour effectuer une expédition vers le pays de Punt (Soudan - Mer Rouge)


Le documentaire passe très bientôt sur Arte :
"Quand les Egyptiens naviguaient sur le Mer Rouge", samedi 17 octobre à 20h30.

La villa Domiziano a Sabaudia & ressources hydroliques, synthèse de conférence de Roberto Righi

La villa Domiziano à Sabaudia :
L’eau, ressource et élément « structural » de la Villa Impériale



Proposition de synthèse de la Conférence de Roberto Righi,
Direttore Archeologo Coordinatore Soprintendenza per i beni archeologici del Lazio.




Le site archéologique de la villa Domizino est situé dans le Parc National du Circeo, à une centaine de km au Sud-Est de Rome.
En Italie, l’archéologie et globalement le patrimoine culturel est rapproché de l’espace naturel, réunis sous un même ministère. C’est donc dans cette pensée que la Villa Domiziano est incluse dans un parc national.
Le site est sur la côte Tyrrhénienne, dans un paysage lagunaire parsemé d’étangs d’eau salée et de canaux.

La villa est construite sur une presqu’ile bordée par un étang, « lago di Sabaudia ». C’est un emplacement stratégique puisqu’il combine à la fois le raffinement des paysages (pinèdes, forêts, paysages de plans d’eau…), la relative proximité de Rome, et une position littorale en connexion avec les principaux ports impériaux (Ostie – voir l’article sur les monnaies du port d’Ostie - , Centumcellae, Puteoli…), points d’approvisionnements en marchandises, matériaux de construction et éléments indispensable à une villégiature impériale (objets d’arts, animaux sauvages, mets fins et marchandises périssables…)

Aujourd’hui seule une partie du site est découverte mais par la photographie aérienne et l’imagerie satellitale on repère d’autres structures, qui permettent de restituer la superficie du domaine à presque 46 hectares !
L’espace autour du domaine impérial est bordé par de l’eau. La gestion et l’exploitation des flux hydrauliques correspondent à une pensé particulière, à l’époque romaine ; L’affirmation de la « majesté de l’empereur ». Il démontre son savoir scientifique et son origine divine en exploitant l’eau.

L’élément hydraulique était utilisé dans le complexe thermal ou encore le vivier (la « Peschiera »).
Pour cela, les ingénieurs romains avaient conçu un réseau hydraulique complexe, débutant à 2 km au Nord de la Villa avec des centaines de mètres de galeries souterraines.
Le système de collecte des eaux de pluies se basait sur le principe de l’infiltration des précipitations au travers de la dune de sable (du quaternaire) qui compose le sous-sol local. Après cette filtration, l’eau ruisselait sur les parois des galeries qui canalisaient les eaux dans un aqueduc. Cet aqueduc alimentait un réservoir dit principal, d’une capacité de près de 1600m3.
Puis l’eau était acheminée en souterrain vers des citernes centrales. Le fil d’eau était étudié pour décanter dans une pièce spécialement conçue, une chambre de décantage, puis remplissait le réservoir n°3 (Cisterna di Raccolta). Une fois le niveau maximum atteint, l’eau dérivait vers un circuit relié à un réservoir voisin, cisterna dell’eco. Il contenait aussi 1600 m3 d’eau.

En système d’appoint se trouvait encore un réseau de réservoirs dont le n°4. L’utilité du réservoir était probablement moindre donc durant l’époque romaine il fût transformé en magasin ou ergastulum (logement ou geôle sous-terraine pour travailleurs ou esclaves). Cette citerne est ornée de nombreux graffiti.
Le vivier se présente sous la forme d’un grand bassin bordé d’une colonnade, qui rappel le Canope de la Villa Hadriana. Il était alimenté par un réservoir dédié à l’alimentation du vivier, le réservoir n°5. On y a retrouvé une conduite en plomb marquée d’une inscription pour l’empereur Domitien.

Comme autres constructions et dépendances de la Villa, il existe un complexe daté tardo-républicain ; on ne connait pas encore les autres endroits servis par l’eau de l’aqueduc et de quelle façon elle arrivait à servir la partie sud occidentale de la Villa et les thermes, ou de quelle façon elle alimentait les autres réservoirs et les structures au nord et à l’ouest. On ignore également comment était conçu le système des égouts.
Aujourd’hui la villa est inclue dans un parc de 8500 hectares. Il est placé sous une loi instituée en 1934 (sous Mussolini avec une « Milizia Forestale » qui encourage la « visite à but scientifique, artistique et touristique ». Le parc dans son aspect scientifique (biologie, art et archéologie) est étudié avec l’outil SIG. Il permet une analyse des structures en élévation ou en sous-sol. On utilise aussi la photo interprétation pour restituer les dépendances, axes et réseaux rayonnants entre les bâtiments.
On mentionne encore divers édifices de grande taille, bien conservés, qui agrémentait la villégiature impériale en divertissant la cours, ou en illustrant l’idéal scientifique ou divin de l’empereur.
Le complexe était connecté avec la navigation méditerranéenne grâce à un « Port-Canal ». Le site fût réemployé durant la période médiévale avec la Casarina (église) aux XI-XIII° siècles. De nombreux bâtiments romains furent alors réemployés à cette période.
C’est probablement le réemploi continu de ces bâtiment qui permit de les faire parvenir jusqu’à nous.

Aujourd’hui seule une portion de la villa est connue mais le site contient encore de nombreux vestiges qui doivent être étudiés pour mieux restituer une villa impériale. Mais cela doit être accompagné d’un financement régulier, qui aujourd’hui tarde à arriver.

CODEP 06 - concours image sous-marine




Il ne reste plus que quelques jours (jugement le 15 septembre au soir) aux adhérents d'un club de plongée du 06 pour participer au grand concours photos du CODEP06, et faire gagner par la même occasion le club puisque les photographes seront recompensés mais egalement les clubs ayant le plus participé.
Deja de nombreux photographes ont repondus presents.

La remise des prix donnera lieu à une soirée organisé par le CODEP avec projection de toutes les images en competition.

Alors motivez vos troupes et à trés bientot !

Conférence : Les épaves grecques archaïques de la place Jules-Verne à Marseille - Marseille le 15 septembre

Les épaves grecques archaïques de la place Jules-Verne à Marseille :
De la fouille aux répliques navigantes
par Patrice Pomey,
Directeur de recherche au CNRS, centre d’Etudes Alexandrines.



En 1993, deux épaves grecques archaïques de la fin du VIe siècle av. J.-C. étaient découvertes lors des fouilles préventives de la place Jules-Verne à Marseille.
Les deux épaves, correspondant à une grande barque côtière utilisée pour la pêche au corail et à un caboteur de commerce à voile, comptent parmi les plus anciens témoignages de la fondation de Marseille par les colons grecs de Phocée. Relativement bien conservées, elles présentent l’intérêt de nous offrir un témoignage exceptionnel sur les navires de l’époque archaïque et sur leur mode de construction. Ce dernier, fait appel, pour la plus petite, aux techniques d’assemblage par ligatures et, pour la plus grande, à des assemblages mixtes par ligatures et tenons et mortaises.
À l’issue de la fouille, les épaves ont été enlevées pour subir un traitement de conservation en vue de leur présentation muséographique au Musée d’Histoire de Marseille. Parallèlement, leur étude approfondie, notamment à l’aide de maquettes et de modèles d’étude, a permis d’en effectuer des restitutions complètes.
Actuellement, le projet Prôtis, inscrit dans la perspective de Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013, vise à en effectuer des répliques navigantes afin d’expérimenter les techniques de construction antiques et d’évaluer les qualités nautiques des navires. Il a pour ambition, dans un souci pédagogique, de restituer au public et aux Marseillais en particulier son patrimoine maritime le plus ancien.
Auditorium : entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Musée d’Histoire de Marseille - Jardin des Vestiges/Port antique
Square Belsunce - Centre Bourse - 13001 Marseille
Tél. : 04 91 90 42 22 - Fax : 04 91 90 43 78
Courriel : musee-histoire@mairie-marseille.fr
Site : www.marseille.fr

Conference de Roberto Righi le 19/09, Musée de Cimiez : La villa Domitiana et autres sites archéologiques italiens

A l'occasion des journées du patrimoine,
le Conservateur de la région du Latium en Italie, Roberto Righi, fera une conférence le samedi 19 septembre à 10h au musée d'archéologie de Nice-Cimiez.
Les thèmes abordés seront les différents sites qu'il a sous sa responsabilité et en particulier la villa domitiana.
Voir l'article du blog : -> proposition de synthèse de la conférence

Président d'Université emmerdé - articles & réactions

Ce mardi 1er septembre, l'Université de Rennes 2 préparait la rentrée des étudiants. C'est à cette occasion que le Président s'est fait jetter un seau de lisier sur la tête.

Outre le fait, l'information intéressante réside dans la réaction du gouvernement, celle des médias, et surtout celle des internautes.


Ci dessous, découvrez l'article du journal en ligne bien-pensant Lepost.fr , finalement très pro-président (et par voie de fait pro-gouvernement et LRU).


Université de Rennes 2 ce mardi, 15 heures.Le président Marc Gontard accueille les nouveaux étudiants depuis un balcon.


Mais c'est un tout autre accueil que lui réservent trois individus encagoulés : ils lui déversent un seau de lisier sur la tête et prennent la fuite en distribuant des tracts qui réclament "une université populaire" annonce Ouest France.


Comment a réagi le président? ''C'est une déclaration de guerre contre l'Université de Rennes 2. C'est le même type de rédaction et le même type d'idéologie que l'an dernier pendant les mouvements. Ils veulent détruire les universités et Rennes 2 en particulier. Nous allons porter plainte et réclamer une enquête approfondie. Il faudra bien empêcher de nuire d'une manière ou d'une autre ces personnes. On les a déjà identifiés par le passé et ils ne font même pas partie de l'université.'' dit-il dans Ouest France. Dans Le Mensuel de Rennes, il précise qu'aucune mesure de sécurité spécifique n'avait été prise par l'université mardi : "C'était une journée sans risque. Ils en ont donc profité pour faire leur petit numéro."


L'odeur du seau de lisier est remontée jusqu'au sommet de l'Etat. En effet, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, a réagi : "Cette agression qui s'est produite alors que des étudiants entrant en première année étaient reçus pour découvrir l'Université ternit son image et est contraire à ses valeurs". Elle "réaffirme son entier soutien au président et à la communauté universitaire de l'Université de Rennes II".


Comment réagissent les étudiants ? Contactée par le Post, une étudiante qui n'a pas encore effectué sa rentrée trouve cela "inadmissible. Cette action a-t-elle rapport avec les grèves et blocages qui ont eu lieu à l'université cette année? Il y a des "jusqu'au boutistes" et ça ne sert strictement à rien de l'être. Ces gens-là sont-ils vraiment tous étudiants à Rennes 2? J'en doute... En tous cas, je trouve cela nul."Un autre, qui pense que Rennes 2 est la fac "qui fait le plus rire la France", trouve ce "geste miraculeux"



Si le journal prend ouvertement parti du président, le comique vient de ses internautes. Sur la vingtaine de réaction (à ce jour) une bonne quinzaine étaient assez intéressantes.
Voici un extrait.
  • bravo ça va enfin commencer à bougermaintenant il faut balancer du lisier sur la tronche des ministres, kouchner, besson, amara, hirsch, hortefeux, morin et surtout surtout sur la tronche du monarque
  • Pendant une seconde j'ai cru qu'il s'agissait de notre bling-bling nationale.Pfff ...
  • CLAP clap ! Enfin de l' action sa bouge un peu ...Une rentrée scolaire qui s' annonce fort en couleur ! Grippe A,mobilisation....
  • Université Populaire ! la seule alternative à la corruption des esprits,Le purin au début, le burin par la suite, belle initiative
  • si l'université est malade ce n'est pas de la faute des activistes, mais du gouvernement et des présidents d'université (managers depuis l'an dernier) d'ailleurs ce président d'université en tant que responsable n'a que ce qu'il mérite ! Par contre les cagoules c'est pas très courageux.
  • Il parait que cela porte bonheur!!quelle chance il n'a plus qu'a jouer au loto...
  • Il en resterait pas un peu pour l'agité de l'Elysée?
  • il y en a qui se font entartrer, lui s'est juste fait emmerder.

    Quand au journal en ligne Rue89 (plutot anti-gouvernement), les réactions vont bon train !
  • Si « Les Experts » s'en étaient mêlés, on aurait déjà retrouvé le cochon à l'origine du lisier.
  • Ben merde alors .
  • D'après l'AFP, Marc Gontard aurait dit récemment à propos de ses agresseurs« Ils ne vont pas m'emmerder longtemps ceux là »Hé bien si !
  • Il y a là une dérive inquiétante : dans le temps on se contentait de déposer quelques étrons sur le bureau du président, maintenant on frappe à la tète…
  • Mais que fait le Garde des seaux ?
  • on a interet a bien lire et relire cette info vu comment on a ete informé de ce qu il se passait dans les universites l annee derniere ça sera peut etre la seule information qu on aura

Archeo en baie des Anges

L'édition NM de Vendredi 28 août présentait l'Opération de prospection archéologique sous-marine en baie des Anges.



Organisée par l'IPAAM en la personne de Stephane Morabito (Responsable Scientifique), l'équipe des plongeurs se prépare à une nouvelle sortie.


Depuis quelques mois, la baie des Anges, entre la pointe des Sans-culottes (Vers la rade de Villefranche sur mer) et l'embouchure du paillon, sont autant de zones de recherches archéologiques sous-marines.

Nice-matin présente l'évènement :



A la Tour Rouge, au port de Nice, c'est l'heure de la pause-déjeuner. A 14 h 30, dès le départ du ferry pour la Corse, l'équipe de plongeurs, repartira vers la pointe des Sans-Culottes, à l'entrée de la rade de Villefranche. Non pas pour observer la flore et la faune mais afin de retrouver des vestiges de l'histoire maritime de la ville.

« C'est la première opération de prospection systématique des fonds sous-marins niçois, explique Stéphane Morabito, docteur en Histoire ancienne. Nous plongeons de l'embouchure du Paillon jusqu'au Cap de Nice ».
Une exploration dont l'idée a germé en 2005. « Nous avions plongé dans l'anse Saint-Lambert, devant Castel Plage et mis en évidence une jetée édifiée sous Emmanuel-Philibert au XVIe siècle ». Et les archéologues de l'IPAAM (1) découvrent alors que la baie des Anges est quasiment vierge de recherches sous-marines. Ils décident donc de lancer une vaste opération de prospection.
De 0 à 20 mètres de profondeur
Photos, vidéos et relevés GPS. Au rythme de deux plongées à la palme par semaine, les bénévoles de l'IPAAM et de la section plongée du Gazelec Nice effectuent un véritable travail de fourmi.
« Ces données serviront à l'élaboration de l'Atlas du patrimoine culturel maritime (2) : un topo de ce que la commune possède le long de ses côtes ». Elles seront utiles pour repérer les zones où des fouilles pourront être entreprises.
Pour l'instant qu'ont-ils découvert ?
Des vestiges très récents, comme cette pale d'hélice découverte en face du palais Maeterlinck, à moins de dix mètres de profondeur. « Il pourrait s'agir de celle du paquebot Millennium qui avait tapé sur les rochers en juillet 2007 », commente Stéphane Morabito.
Les recherches se poursuivront jusqu'à la fin novembre. Après le cap de Nice, les plongeurs reviendront au large de la vieille-ville dès le mois d'octobre.
En Baie des Anges, la plongée dans le passé maritime de la ville ne fait que commencer.

(1) IPAAM, Institut de préhistoire et d'archéologie Alpes Méditerranée
(2) Sous le contrôle du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM)

Pour en savoir plus :

Decouverte de l'epave du croiseur italien Giuseppe Garibaldi


Coulé en 1915 au large de Dubrovnik, le croiseur italien Giuseppe Garibaldi vient d'être découvert !
Proposition de traduction de l'article de la Gazzetta del Mezzogiorno :


Le "Giuseppe Garibaldi", navire appartenant à la flotte militaire Italienne (la Regia Marina), fût coulé en 1915.
L'épave a été retrouvée récemment dans les eaux Croates par un groupe de plongeurs scientifiques travaillant sur la détection de navires coulés dans l'Adriatique. Aussi, le lieu précis du naufrage est enfin connu, alors que depuis 1912 aucune recherche n'avait permis de localiser les vestiges.
Après des recherches archivistiques, l'équipe d'archéologue est parvenue à localiser le bateau.

Cette association de plongeurs, "Dragor Lux" dont le siège est à Zagreb, porta en fin de semaine dernière l'information suivante :
Nous signalons la découverte de l'épave d'un navire de guerre qui est certainement le "Giuseppe Garibaldi", à quelques miles de la côte en face de Dubrovnik, à une profondeur de 122 mètres.

Les plongeurs ont déclaré à la presse que deux ou trois canons sont clairement visibles, même si le navire en armait 29 à l'origine.
«Nous sommes entrés à l'intérieur avec une caméra, et l'étude du métrage démontre qu'il n'y a plus de doute», a déclaré le chef de mission, Drazen Goričko.

Le croiseur cuirassé «Garibaldi» a été construit en 1901 dans les chantiers navals Ansaldo à Gênes, il mesurait 112 mètres de long et 18 de large.
Opérant pendant la guerre italo-turque en Libye et dans les eaux de la mer Égée.

Le Garibaldi s'est notamment illustré le 24 Février 1912 aux côtés du sister-ship "Ferruccio Francesco", en engageant le combat contre la canonnière turque "Avnillah" au large de Beyrouth.

Le 17 Juillet 1915, deux mois après l'entrée de l'Italie dans la Première Guerre mondiale, un groupe de navires commandée par l'amiral Tifariti, lui-même à bord du «Garibaldi», quitait Brindisi avec ordre de détruire les chemin de fer reliant Sarajevo à la baie de Kotor (Monténégro actuel et lieu stratégique de l'empire austro-hongrois).
Après le bombardement de la voie ferrée près de Dubrovnik, dans la nuit du 18 Juillet, la flotte fût rattrappée par le U4, un sous-marin autrichien. Ce dernier torpilla le croiseur italien. *

Mortellement touché, le Garibaldi a coulé selon certains témoignages en seulement trois minutes. A ce moment se trouvaient à bord plus de 550 membres d'équipage, dont (seulemment) 53 périrent dans l'attaque. Le reste de la flotte pu se sécuriser en se rapprochant des côtes Italiennes.
Selon certaines estimations, environ deux mille épaves se trouvent dans l'Adriatique : aujourd'hui seule une centaine a été retrouvée.


Voici ci-dessous l'article de l'ASCA-AFP.

CROAZIA: TROVATO RELITTO INCROCIATORE ITALIANO AFFONDATO NEL 1915

(ASCA-AFP) - Zagabria, 28 ago - Il relitto del Garibaldi, un incrociatore-corazzato italiano silurato da un sottomarino austriaco nel 1915, durante la Prima guerra mondiale, e' stato ritrovato nelle acque croate dell'Adriatico, al largo di Dubrovnik. Lo riporta la televisione nazionale croata (Hrt).Quasi un secolo dopo essere stata affondata, la nave e' stata avvistata da un gruppo di sommozzatori professionisti croati a una profondita' di circa 120 metri. L'Hrt non ha precisato a quella distanza dalla costa si trovi il relitto.''Abbiamo avvistato due o tre cannoni, siamo passati sotto il relitto e siamo anche entrati un po' all'interno con una telecamera. Pensiamo che si tratti proprio del Garibaldi'', ha dichiarato Drazen Goricki, capo della spedizione.La nave, lunga 11 metri e larga 18, era dotata di una trentina di cannoni e di 4 tubi lanciasiluri. Stando alla tv croata, era stata inviata al largo di Dubrovnik per bombardare una linea ferroviaria dell'impero austro-ungarico che collegava Sarajevo (oggi capitale della Bosnia) a Herceg Novi (oggi in Montenegro).
Il est aujourd'hui possible d'accèder à ces profondeurs pour un scaphandrier, en utilisant des technologies récentes comme le trimix et le circuit-fermé.



Merci à Dražen Gorički pour l'aimable autorisation de publication des photos, visibles sur ce site.

Lisez ausi le magazine en ligne "AdriaticDiving"

La fac (re)demenage

L'an dernier, un campus flambant neuf sortait de terre. Immédiatement, la présidence de l'Université de Nice y déménageait certaines filières de Science Humaine (Histoire & Socio).

Drôle de surprise pour les étudiants et personnels, d'apprendre par voie de presse, en plein été, que finalement et pour l'année prochaine ces filiaires devaient redéménager...



Le département Histoire faisait part de sa consternation le 24 juillet 09 :

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Comme certains d'entre vous on pu le contaster, le département d'histoire déménage sur le Campus Carlone. A l'heure d'aujourd'hui, nous ne savons pas où nous serons installés.
Nous savons que cela pose d'énormes problèmes pour un grand nombre d'entre vous surtout pour le logement et voir même le transport mais ce n'est pas de gaité de coeur que nous vivons cette situation qui nous est imposée.
Le département d'histoire espère vous revoir l'année prochaine sur le Campus Carlone.
En attendant passer tous de bonnes vacances, pour certains une bonne révision pour leur rattrapage en septembre et courage pour ceux qui devront rechercher un logement.

Les étudiants et élus étudiants publient une lettre au Président de l'Université, le 27 août 09 :
Mardi 23 Août 2009


Monsieur le président de l'université de Nice,
Nous, étudiants et élus étudiants, sommes outragés par les déménagements de dernière
minute que vous préconisez, déménagements que la grande majorité d'entre nous avons appris
par la presse et le bouche à oreille, et non par l'université. Nous comprenons votre motivation,
celle de la sécurité de la communauté universitaire du campus Trotabas. Nous comprenons
moins votre méconnaissance de la situation du campus Carlone, où la pluie pénètre dans les
amphithéâtres et dans certains bureaux administratifs à cause de l'étanchéité défectueuse des
toits. Comment se fait-il que la « commission inter-conseils des locaux » ignore ces
problèmes et ne fasse rien pour y remédier ? Quels sont sinon les aménagements et les
réparations prévues pour assurer la sécurité des milliers d'étudiants, enseignants et
personnels sur le campus Carlone ?
Les effectifs étudiants subissent une certaine érosion depuis plusieurs années en Lettres
et Sciences Humaines. Il convient cependant de prendre en considération que l'UFR Lettres
propose un nombre supérieur de formations que l'UFR Droit. Le département LEA par exemple,
offre à lui seul 21 combinaisons possibles parmi sept langues différentes, déclinées par années,
groupes et parcours. Il est donc normal que même pour un effectif équivalent, l'UFR LASH ait
besoin de davantage de salles, surtout en période d'examens. Ces phénomènes sont loin d'être
récents. En effet, le campus Trotabas est en sur-effectif depuis bien des années. Il est regrettable
d'avoir attendu le 21 juillet 2009 (c'est-à-dire trois jours avant la fermeture administrative de
l'université pour une durée d'un mois) pour vous en inquiéter. Comment une mesure de cette
gravité n'a-telle pu être anticipée ?
A cette date tardive, il est bien évident que des étudiants d'horizons divers et souvent
éloignés ont déjà signé leur bail et payé leurs mois de caution pour se loger près de leur campus.
Que devront-ils faire quand ils découvriront que leurs cours sont déplacés dans un campus plus
que lointain, alors que leur bibliothèque reste sur place ? Savez-vous qu'aucun bus ne relie
directement Carlone et Trotabas à St Jean D'Angély ? Pour ce faire, il faut prendre le bus 22,
rare et surchargé, puis une correspondance via le tramway. Cela fait des années que les étudiants
réclament une navette gratuite qui relierait directement St Jean D'Angély à Trotabas, Carlone et
leurs résidences universitaires, dans l'indifférence générale.
Cette rentrée bousculée ne pourra être que chaotique. Nous sommes au beau milieu de la
période estivale, les campus sont évidemment déserts car les étudiants travaillent ou sont rentrés
chez eux, surtout les étudiants étrangers. Impossible donc de les informer correctement sur ces
déménagements improvisés. Seuls les médias sont là pour transmettre des informations aux
principaux intéressés. A l'heure actuelle, à cause de trop de tergiversation et de rétention
« abusive » d'information, les étudiants ne savent plus où se tiendront leurs cours ni où ils
devront passer leurs examens de rattrapage. Des contestations des acteurs de l'université
commencent déjà à se faire entendre, et ce très légitimement.
D'autant plus qu'il faudra des mois pour remplir, déplacer, vider et reclasser les dossiers
livres et documents d'un campus à l'autre. Pensons aux personnels BIATOSS (par ailleurs en
sous-effectif et en contrats précaires) qui devront s'efforcer d'emballer et déballer des milliers
d'ouvrages, et d'installer les nouveaux locaux afin de parfaire au déménagement, tout en assurant
leurs charges habituelles. Alors que le même transfert avait déjà eu lieu deux années auparavant
dans le sens inverse en ce qui concerne les filières de LASH, sous votre impulsion. Il apparaît
donc que tous les étudiants concernés devront travailler dans des conditions désastreuses, sans
leurs ouvrages de référence, dispersés d'un bout à l'autre de la ville.
Ce désordre est loin de concorder avec le plan réussite en licence pour lequel la ministre
de l'enseignement supérieur a largement subventionné notre université. Vos décisions hâtives
fragilisent des filières déjà mises en difficulté par une baisse systématique de leurs moyens en
personnels et financements (20% de moins cette année pour le budget de l'UFR LASH par
rapport à l'année précédente).
Mais projetons-nous sur le long terme. Le transfert des départements d'Histoire,
Sociologie et Ethnologie à St Jean D'Angély avait une finalité : les rapprocher de la MSH
(Maison des Sciences Humaines), actuellement en construction sur le site Saint Jean D'Angély.
Quelle fonctionnalité garde-t-elle si vous en éloignez ses étudiants et enseignantschercheurs
? Que reste-t-il du projet initial de la MSH ? Les sous-entendus dans votre
courrier du 21 juillet sont pour le moins alarmants. Nous ne nous inquiétons pas exclusivement
de l'urgence à court terme, mais surtout pour la pluridisciplinarité de l'Université de Nice
Sophia-Antipolis, et son devenir.
Qu'entendez-vous par un « collegium des Sciences Humaines et Sociales autour
d'une Maison des Sciences Humaines reconfigurée » ? Diminution progressive de la
recherche ? Fermeture de certains masters jugés « non rentables » ? Pour aboutir à un collège
universitaire qui réduirait les offres de formation en ne proposant plus que le niveau licence ?
Le pôle Saint Jean D'Angély devait être consacré aux sciences humaines, avec ce projet
de MSH initié il y a plus de 10 ans. Vous annoncez aujourd'hui que deux filières du campus
Trotabas (IAE et IDPD) « doivent occuper de manière pérenne et à titre principal la plus grande
partie du campus SJA ». Que deviendront les 1500 étudiants en psychologie de ce campus
maintenant que vous avez décidé de le transformer en « école d'économie et de
management » ? École, c'est à dire ? Sur le modèle des écoles privées aux tarifs prohibitifs ?
Ce qui engendrerait une sélection d'entrée par l'argent, et écarterait automatiquement les
étudiants issus de familles moyennes ou modestes ? Que restera-t-il à terme des sciences
humaines à Saint Jean D'Angély ? Nous ne cherchons pas à faire des polémiques stériles mais
le manque d'explications est criant.
Nous tenons également à vous signaler les propos erronés que vous tenez dans votre
lettre du 21 juillet dernier. Plusieurs étudiants et enseignants qui siègent au Conseil de Gestion
de l'UFR LASH confirment que ce conseil n'a jamais « choisi le campus Carlone pour y
regrouper l'ensemble de ses filières ». Le conseil a voté pour le fait d'accueillir l'IAE à St Jean
D'Angély, mais il n'a jamais été question d'en délocaliser les filières de sciences humaines.
Doit-on rappeler que les étudiants sont les principaux intéressés et acteurs de
l'université ? Afin que les étudiants de l'IAE et de l'IDPD puissent étudier dans de bonnes
conditions au même titre et non au détriment des étudiants de l'UFR LASH, nous vous saurions
gré de bien vouloir reconsidérer vos positions et de vous référer à la décision prise par le
Conseil de gestion de cette même UFR. Tout ceci, bien sûr, pour que l'année universitaire à
venir puisse se dérouler de manière calme, sereine et dans les meilleures conditions d'études qui
soient. Sans conflits « internes » et externes, qui seraient préjudiciables à l'image que nous
souhaitons tous donner de notre université.
Nous espérons que vous saurez entendre et comprendre notre inquiétude que nous
pensons parfaitement légitime, et que vous éclaircirez point par point toutes les zones d'ombre
que nous avons énoncées. Nous vous attendons enfin lors des réunions de rentrée début
septembre pour venir expliquer et assumer vos décisions devant vos étudiants.
Respectueusement.
L'association Comité Local Etudiant (Clé)
L'association Carlone Université Vivante (CUVE)
Les militants de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Céline Arnaud (Elue étudiante à la Commission Paritaire d'Histoire)
Remy Boeringer (Elu étudiant à la Commission Paritaire d'Histoire, Représentant des M1
CMMC)
Hélène Chevalier (Elue commission paritaire de Psychologie)
Vivien Faraut (Elu étudiant au Conseil d'Administration, Elu CLE au Conseil de Gestion de
l'UFR L.A.S.H.)
Valentina Garnier (Elue étudiante à la Commission Paritaire de Psychologie)
Alexandre Giachero (Assesseur étudiant de l'UFR L.A.S.H.)
Zaineb Hamidi (Elue étudiante à la Commission Paritaire de Psychologie, Elue CLE au Conseil
de Gestion de l'UFR L.A.S.H.)
Vincent Lambert (Elu étudiant au Conseil Scientifique, Elu étudiant au Conseil de Gestion de
l'UFR L.A.S.H.)
Emelie Julie Leclercq Bataille (Elue UNEF au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire)
Jennifer Martel (Elue étudiante à la Commission Paritaire de Psychologie)
Jean-François Michel (Elu UNEF au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire)
Alexander Samuel (Elu FACE au Conseil d'Administration)
Isabelle Smith (Elue étudiante au Conseil Scientifique)
Maël Tauziède-Espariat (Elue étudiante à la Commission Paritaire d'Histoire)
Pauline Tixier (Elue CLE au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire)

Algues et faunes sous-marines en rade de Villefranche - état des lieux

Voici quelques clichés d'une plongée en rade de Villefranche, au mois d'août. La majorité des photos sont prises entre 3 et 30 mètres.
Le site exploré correspond au front de mer de l'immeuble "Le Lido", à proximité de la plage de Passable.

Ci-dessous, voici l'un des sujets piquant de l'été. La "pélagie" est une méduse violette, d'une trentaine de cm de long environ. Les courants chauds les rapprochent des côtes et depuis quelques année on en voit de plus en plus !
Le problème est bien sûr le contact assez douloureux avec ses filaments. Mais quel spéctacle pour un plongeur derrière une bonne combi !

Encore une mauvaise nouvelle ! les eaux chaudes et très exposées au soleil (plus de 25°c et entre 3 et 20 mètres de fond) sont envahies ! voici un tapis de mousses jaunâtres qui envahi les herbiers naturels et se répand uniformément sur le fond... Même l'algue tueuse "collerpa taxifolia" (au centre de l'image) en perd son invasion !
Ce n'est qu'en approchant les 30 mètres de profondeur que, sur un fond sableu on fini par reconnaître un annimal méditerranéen. Cette superbe anémone de mer "actinie"
La remonté est plus riche ! 2 rougets sont installés côte à côte sur un rocher et me regardent avec curiosité. Admirez le camouflage des autochtone du récif !
Prudent, un apogon se cache entre deux roches, le temps de mon passage...
Au palier, tapis sur le fond. Voyez-vous cette vive et à sa droite une superbe rascasse, qui pensaient rester invisible ?
Puis je m'approche d'un banc de castagnolles, qui ne se soucient pas de ma présence. Peu à peu je suis enveloppé de ces poissons.
Au moment où je me prépare à percer la surface, un groupe d'anchois passe dans la lumière qui fait briller leurs écailles... Fin de plongée.