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Marche de la Liberation : les aménagements avancent, les critiques aussi

Alors que les box du marché de la libération sont aux finitions, on contemple le résultat, et cela ne semble pas convaincre les riverains et maraîchers :

Cet article fait suite au précédant message, "le marché de la discorde à la libération".

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  • L'espace, ou plutôt la réquisition de l'avenue Malaussena :
Les structures jointives bloquent la vue et la circulation des piétons. L'aménagement du tramway et la disparition de la circulation automobile avait donné une bouffé d'air frais à ceux qui emprunte l'avenue Malaussena. Mais cela n'a pas duré : les box métalliques bloquent les déplacements et réduisent à deux petites voies la circulation des piétons sur l'avenue. Comment pourra-t-on circuler les jours de marché ? Au ralenti, comme dans un énorme bouchon piéton ?

  • L'esthétique : après le bleu Klein, voici le gris Peyrat !
Les couleurs sont assez uniforme et rappellent tristement le mobilier urbain local (tramway, bancs, lampadaires, poubelles, bref tout ce qui est dans la rue). Gris. Ce gris terne, neutre, morne couvre désormais toute la ville et jusqu'au marché il s'est traîné sur les box, il a même grimpé sur les bâches qui couvrent les étales.

  • Vers la "disparition du marché Libé" ?
Bien-sûr le marché ne devrait pas disparaître, mais en cloisonnant dans des box les maraîchers c'est tout un esprit et une page de l'histoire locale qui est menacée.
Les maraîchers n'auront plus d'identité ni de spécificité dans un monde gris uni ou chaque étal sera le même que celui d'à côté, comme dans les rayons d'un supermarché...

  • Un coût considérable : 12.000 euros le box !
Alors oui, il faut le rappeler : chaque box gris prévu pour un étal coûte à la ville de Nice 12.000 euros. Comptez et multipliez par le nombre de box alignés sur l'avenue Malaussena, l'addition est corsée.
C'est le prix d'une voiture par box ! C'est là que vont les impôts des niçois, dans des structures pour maraîchers (qui ont toujours faits sans) qui gâchent la vue et gênent à la circulation.


A méditer ? Donnez vos avis !


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Seule exception : 4 box auront une bâche rouge, du côté de la façade de la Gare des Chemins de Fers de Provence.

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veuve noire rose ou Gymnocorymbus ternetzi

Voici quelques clichés de la Veuve noire, poisson d'eau douce qui existe aussi en rose. Le nom de "veuve noire" vient de la nageoire anale hypertrophiée et généralement noire.
A l'état sauvage on ne le trouve que dans les cours d'eau d'amérique du Sud, dans le Rio Paraguay, le Rio Guaporé et en Bolivie.


Remarquez comme il guette la surface, soucieux et attentif... Ce poisson est un redoutable chasseur. Ses couleurs chatoyantes attirent les larves et autres insectes à la surface de l'eau. Là, il bondit sur sa proie et la gobe. Pour faciliter l'opération, la bouche du poisson est située très au dessus de la mâchoire, histoire de saisir plus facilement les proies à la surface de l'eau.

Musee de la Bourse - Marseille : visite du musée d'archéologie

Voici quelques photos du musée du centre Bourse à Marseille.
Lors de la construction d'un grand complexe commercial à quelques centaines de mètres du port, l'excavation a révélée une portion du port antique de Massalia, colonie phocéenne fondée vers -600.
Dans le périmètre de la fouille du centre Bourse, on a découvert outre monnaies et céramiques deux épaves relativement bien conservées.
Ces "épaves de la Bourse" sont très intéressantes dans la mesure où l'une est construite suivant une ancienne technique, les "navires cousus", et l'autre avec une technique plus récente, basée sur le principe de tenons et mortaises.
Le musée propose également des collections sur différentes périodes :
- mobiliers étrusques,
- mobiliers grecs,
- mobiliers romains,
- mobiliers de l'Antiquité Tardive,
- mobilier du Moyen-Age,
- mobilier moderne.

Voici quelques photos de l'épave cousue de la bourse.
Observez les trous percés régulièrement le long des bordées : cela permettait de passer une fibre végétale pour ligaturer les planches entres-elles : ainsi le navire était cousu. Pour assurer une étanchéité maximale on passait une couche de goudron sur les ligatures, d'où la coloration noirâtre à certains endroits. Remarquez le demi-couple taillé dans la masse d'une branche d'arbre.

A l'entrée du musée un moulage reproduit l'entrée d'une villa antique. On lit sur ce sol "XAIPEO", c'est à dire "Salut". Message destiné à accueillir le visiteur dans les villas prestigieuses d'il y a 2000 ans ?

Voici le moulage d'un éperon ou rostre antique. Il est composé de trois lames, et à l'origine était en bronze. Sur les navires de combat cet élément est avant tout une distinction, un élément d'apparat et d'expression de puissance. Cette arme signifie que le navire qui la porte choisit qui peut naviguer, et qui doit couler. Pour cette raison le rostrum est très richement travaillé, il représente un coût important. Lors de bataille navale, c'est une menace constante pour les navires situés sur la trajectoire. Le capitaine de vaisseau devait exécuter des manoeuvres complexes pour parvenir à éperonner l'adversaire : il devait arriver sur le flanc, légèrement de biais (et non pas perpendiculairement), toucher la coque et vite virer sur l'extérieur. Le choc créait une voie d'eau dans la cale adverse, et le naufrage était inévitable.

Mais parfois le rostre pouvait rester accroché à la coque : il fallait alors le scier en urgence, en pleine bataille. Souvent le rostre, sous la violence du choc pouvait casser. On pense que la poutre emmanchée à l'intérieur suffisait à assurer sa flottaison. Il était alors primordial de repêcher ce rostre, symbole du navire et de la puissance d'une civilisation.