Bienvenue sur ce blog, n'hésitez pas à réagir aux articles.

Archeo en baie des Anges

L'édition NM de Vendredi 28 août présentait l'Opération de prospection archéologique sous-marine en baie des Anges.



Organisée par l'IPAAM en la personne de Stephane Morabito (Responsable Scientifique), l'équipe des plongeurs se prépare à une nouvelle sortie.


Depuis quelques mois, la baie des Anges, entre la pointe des Sans-culottes (Vers la rade de Villefranche sur mer) et l'embouchure du paillon, sont autant de zones de recherches archéologiques sous-marines.

Nice-matin présente l'évènement :



A la Tour Rouge, au port de Nice, c'est l'heure de la pause-déjeuner. A 14 h 30, dès le départ du ferry pour la Corse, l'équipe de plongeurs, repartira vers la pointe des Sans-Culottes, à l'entrée de la rade de Villefranche. Non pas pour observer la flore et la faune mais afin de retrouver des vestiges de l'histoire maritime de la ville.

« C'est la première opération de prospection systématique des fonds sous-marins niçois, explique Stéphane Morabito, docteur en Histoire ancienne. Nous plongeons de l'embouchure du Paillon jusqu'au Cap de Nice ».
Une exploration dont l'idée a germé en 2005. « Nous avions plongé dans l'anse Saint-Lambert, devant Castel Plage et mis en évidence une jetée édifiée sous Emmanuel-Philibert au XVIe siècle ». Et les archéologues de l'IPAAM (1) découvrent alors que la baie des Anges est quasiment vierge de recherches sous-marines. Ils décident donc de lancer une vaste opération de prospection.
De 0 à 20 mètres de profondeur
Photos, vidéos et relevés GPS. Au rythme de deux plongées à la palme par semaine, les bénévoles de l'IPAAM et de la section plongée du Gazelec Nice effectuent un véritable travail de fourmi.
« Ces données serviront à l'élaboration de l'Atlas du patrimoine culturel maritime (2) : un topo de ce que la commune possède le long de ses côtes ». Elles seront utiles pour repérer les zones où des fouilles pourront être entreprises.
Pour l'instant qu'ont-ils découvert ?
Des vestiges très récents, comme cette pale d'hélice découverte en face du palais Maeterlinck, à moins de dix mètres de profondeur. « Il pourrait s'agir de celle du paquebot Millennium qui avait tapé sur les rochers en juillet 2007 », commente Stéphane Morabito.
Les recherches se poursuivront jusqu'à la fin novembre. Après le cap de Nice, les plongeurs reviendront au large de la vieille-ville dès le mois d'octobre.
En Baie des Anges, la plongée dans le passé maritime de la ville ne fait que commencer.

(1) IPAAM, Institut de préhistoire et d'archéologie Alpes Méditerranée
(2) Sous le contrôle du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM)

Pour en savoir plus :

Decouverte de l'epave du croiseur italien Giuseppe Garibaldi


Coulé en 1915 au large de Dubrovnik, le croiseur italien Giuseppe Garibaldi vient d'être découvert !
Proposition de traduction de l'article de la Gazzetta del Mezzogiorno :


Le "Giuseppe Garibaldi", navire appartenant à la flotte militaire Italienne (la Regia Marina), fût coulé en 1915.
L'épave a été retrouvée récemment dans les eaux Croates par un groupe de plongeurs scientifiques travaillant sur la détection de navires coulés dans l'Adriatique. Aussi, le lieu précis du naufrage est enfin connu, alors que depuis 1912 aucune recherche n'avait permis de localiser les vestiges.
Après des recherches archivistiques, l'équipe d'archéologue est parvenue à localiser le bateau.

Cette association de plongeurs, "Dragor Lux" dont le siège est à Zagreb, porta en fin de semaine dernière l'information suivante :
Nous signalons la découverte de l'épave d'un navire de guerre qui est certainement le "Giuseppe Garibaldi", à quelques miles de la côte en face de Dubrovnik, à une profondeur de 122 mètres.

Les plongeurs ont déclaré à la presse que deux ou trois canons sont clairement visibles, même si le navire en armait 29 à l'origine.
«Nous sommes entrés à l'intérieur avec une caméra, et l'étude du métrage démontre qu'il n'y a plus de doute», a déclaré le chef de mission, Drazen Goričko.

Le croiseur cuirassé «Garibaldi» a été construit en 1901 dans les chantiers navals Ansaldo à Gênes, il mesurait 112 mètres de long et 18 de large.
Opérant pendant la guerre italo-turque en Libye et dans les eaux de la mer Égée.

Le Garibaldi s'est notamment illustré le 24 Février 1912 aux côtés du sister-ship "Ferruccio Francesco", en engageant le combat contre la canonnière turque "Avnillah" au large de Beyrouth.

Le 17 Juillet 1915, deux mois après l'entrée de l'Italie dans la Première Guerre mondiale, un groupe de navires commandée par l'amiral Tifariti, lui-même à bord du «Garibaldi», quitait Brindisi avec ordre de détruire les chemin de fer reliant Sarajevo à la baie de Kotor (Monténégro actuel et lieu stratégique de l'empire austro-hongrois).
Après le bombardement de la voie ferrée près de Dubrovnik, dans la nuit du 18 Juillet, la flotte fût rattrappée par le U4, un sous-marin autrichien. Ce dernier torpilla le croiseur italien. *

Mortellement touché, le Garibaldi a coulé selon certains témoignages en seulement trois minutes. A ce moment se trouvaient à bord plus de 550 membres d'équipage, dont (seulemment) 53 périrent dans l'attaque. Le reste de la flotte pu se sécuriser en se rapprochant des côtes Italiennes.
Selon certaines estimations, environ deux mille épaves se trouvent dans l'Adriatique : aujourd'hui seule une centaine a été retrouvée.


Voici ci-dessous l'article de l'ASCA-AFP.

CROAZIA: TROVATO RELITTO INCROCIATORE ITALIANO AFFONDATO NEL 1915

(ASCA-AFP) - Zagabria, 28 ago - Il relitto del Garibaldi, un incrociatore-corazzato italiano silurato da un sottomarino austriaco nel 1915, durante la Prima guerra mondiale, e' stato ritrovato nelle acque croate dell'Adriatico, al largo di Dubrovnik. Lo riporta la televisione nazionale croata (Hrt).Quasi un secolo dopo essere stata affondata, la nave e' stata avvistata da un gruppo di sommozzatori professionisti croati a una profondita' di circa 120 metri. L'Hrt non ha precisato a quella distanza dalla costa si trovi il relitto.''Abbiamo avvistato due o tre cannoni, siamo passati sotto il relitto e siamo anche entrati un po' all'interno con una telecamera. Pensiamo che si tratti proprio del Garibaldi'', ha dichiarato Drazen Goricki, capo della spedizione.La nave, lunga 11 metri e larga 18, era dotata di una trentina di cannoni e di 4 tubi lanciasiluri. Stando alla tv croata, era stata inviata al largo di Dubrovnik per bombardare una linea ferroviaria dell'impero austro-ungarico che collegava Sarajevo (oggi capitale della Bosnia) a Herceg Novi (oggi in Montenegro).
Il est aujourd'hui possible d'accèder à ces profondeurs pour un scaphandrier, en utilisant des technologies récentes comme le trimix et le circuit-fermé.



Merci à Dražen Gorički pour l'aimable autorisation de publication des photos, visibles sur ce site.

Lisez ausi le magazine en ligne "AdriaticDiving"