Entre 26 et 36 mètres, les vestiges témoignent de l'intensité des combats durant la seconde guerre mondiale. Relativement bien conservées, les péniches abritent en plus de la cargaison intacte (quelques milliers d'obus) des murènes, congres et mérous.
- Localisation :
Le site correspond à un rebord de plateau. Les vestiges sont étalés sur une dizaine de mètres de dénivellation, entre 26 m et 36 m. Les fragments principaux occupent la bordure de la dénivellation, vers trente à trente six mètres. Ils dépassent de 4 à 5 m le niveau du sable.
Enseignure Ouest :

Enseignure Nord :

- Histoire des bâtiments :
Le choix du mode de transport maritime original s'explique du fait que le transport ferroviaire étaient la cible de sabotage et de bombardements. Les péniches, navires à fond plat inadapté à la navigation maritime, illustrent l'intensité de l'effort de guerre allemand et l'importance de ravitailler le front italien.
Le 31 janvier 1944, les péniches faisaient route vers Gènes pour livrer un frêt militaire composé notamment d'obus, plaques de blindage, poutrelles, rails de chemin de fer et câbles métalliques.
Escortées de 4 petits navires civils militarisés (l'Umberto, le Cannes, le Manette et le Roger Dédé), la flotte venait de doubler l'écueil de la chrétienne.
- On plonge !
Les deux bâtiments gisent à peu de distance l’un de l’autre. Plus précisément des tronçons de ces deux navires et des fragments séparés des épaves sont mélangés inextricablement ce qui fait que personne ne sait où est Jean Suzon et où est Saint Antoine !
Le plus gros tronçon au sud-est est l’arrière d’une péniche assez bien conservée avec son hélice en fer, son gouvernail, son compartiment moteur et des restes de cabine assez effondrés.
Le moteur diesel à lancement par air comprimé est encore accessible. La cale centrale est remplie de gros obus, en fer, désamorcés : ils pèsent de 10 à 30 kg et se comptent par centaines, sinon par milliers. Depuis 1984, le tronçon arrière s’est effondré vers l’est,( voir évolution sur dessin de Urs Brummer de 1985 ci-joint) ce qui est regrettable car, auparavant, l’épave était suspendue sur un éperon rocheux, hélice en pleine eau.
Un autre gros fragment gît à une trentaine de mètres au nord, en bordure de posidonies. C’est une étrave, avec ses ancres, une écoutille et un énorme chargement de ferrailles, plaques de blindage semble-t-il. Un petit wagonnet se perd dans ces tôles épaisses et il faut bien observer si on veut le voir.
Un troisième morceau, plus petit, difficile à identifier est à 20 m à l’ouest du premier, donc vers la balise. Arrondi, brisé, il ne dépasse pas quelques mètres de longueur. Et entre ces trois morceaux, des milliers de fragments de tôles, de longerons, de câbles, d’obus épars sur un fond de sable mêlé de posidonies et de quelques roches.


- Les photos des péniches d'Anthéor :

- Sources :
http://grieme.org/antheor.htm
Naufrages en Provence de Jean Pierre JONCHERAY
Sub Océan, portrait d’épaves de J.P. JONCHERAY et Urs BRUMMER
250 belles plongées en Méditerranée : n°148


