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Cycle de conférences sur l'Archéologie à Nice au CEDAC de Cimiez

Le CEDAC de Cimiez organise les « Rendez-vous avec Cimiez » : ce cycle de conférence a pour thème l'Histoire et l'Archéologie locale-récente par des spécialistes.
Programmation :
  • Vendredi 13 février 2009

« La restauration des monuments historiques dans le cadre du Plan Patrimoine Antique » par Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments Historiques.

  • Vendredi 13 mars 2009

« L’ancienne abbaye de Saint Pons », par Yann Codou, maître de conférences, Maison des Sciences de l’Homme, Nice.

  • Vendredi 3 avril 2009

« La création et l’évolution de la province des Alpes Maritimes », par Stéphane Morabito, docteur en Histoire Ancienne.

  • Vendredi 15 mai 2009

« Céménelum, une cité romaine et mérovingienne éphémère » par Monique Jannet, conservateur du patrimoine.

  • Vendredi 5 juin 2009

« A la découverte de Nice médiévale », par Marc Bouiron, conservateur du patrimoine, directeur de la Délégation du Patrimoine Historique.


NB : Les dates éloignées restent à être confirmées

Organisateur :
COMITÉ DES QUARTIERS DE CIMIEZ-RIMIEZ-BRANCOLAR-SCUDERI
Lieu des conférences :
Auditorium du cedac de Cimiez 49 avenue de la Marne
06100-NICE
Tel: 06 29 89 13 74

La Villa Arson, Conférence par son architecte Michel Marot à l’occasion de l’exposition au Forum de l’Urbanisme de Nice

A l'occasion de l'exposition sur le bâtiment de la Villa Arson une conférence de son architecte Michel Marot était organisée au Forum de l'Architecture et de l'Urbanisme.
On évoque la carrière de l'architecte Michel Marot et le bâtiment de la Villa Arson (et non-pas son contenu).
L'exposition se trouve au Forum d'Architecture et de l'Urbanisme de Nice et des renseignements complémentaires sont disponibles sur le site de la Villa Arson.

Au travers de la conférence, on essaye de « décortiquer » un style architectural inscrit dans un contexte particulier, entre les années 1950 et 1990 avec les reconstructions de l'après-guerre dans la France du baby-boom.
C'était une période durant laquelle l'architecture était différente d'aujourd'hui (dans la commande, dans les moyens, dans les besoins,...).
Né en 1926 à Troye, l'inspiration de Michel Marot vers l'architecture prend forme lors d'un devoir scolaire, vers l'âge de 9 ans. L'instituteur avait demandé de raconter un repas au Moyen-Age et Marot avait rendu son devoir sous la forme d'un dessin.

Puis il découvre la Bourgogne et la vie rurale.
Il est très intéressé par l'architecture « lourde » et c'est à ce moment que paraît un livre d'architecture, « L'Architecture Rurale et Bourgeoise ». Cette architecture vernaculaire influence sa vision et sa production globale.
Après la seconde guerre mondiale, la France est dans une période de reconstruction importante. L'urbanisme est très affecté par les nouveaux besoins.
A ce moment Marot part aux USA à l'Université d'Harvard. Il sillonne le pays et découvre avec stupéfaction New York et Chicago. Il se rend compte alors de l'explosion architecturale qui anime les USA et l'importance de nouvelles techniques comme le « mur-rideau ».
Marot n'hésite pas à comparer New York à Rome : il y a beaucoup de lieux de culte mais à New York ils sont plus variés dans le style et à Rome ils sont mieux intégrés dans le réseau urbain.

En 1954 Marot décroche le gros lot : il est grand prix de Rome avec son projet « Un centre de recherches africaines à Kano, dans le Nigéria britannique ». Ce prix donne d'énormes avantages à l'architecte, qui part étudier l'architecture aux 4 coins du monde.
Ses inspirations viennent surtout de Bologne dans ses couleurs (1er envoi) puis d'Istanbul avec ses mosquées (2nd envoi). Ces 2 villes ont un rapport d'urbanisme radicalement différent, avec les mosquées, églises, jardins, rues, bazars…
A Rome Marot propose un nouveau projet sur le monument de Victor Emanuel, le « dentier ». Son projet remanie profondément l'édifice et la presse de Rome titre immédiatement « imaginons qu'un jeune architecte italien change l'arc de triomphe »… Ironie du sort, Marot restaura a deux reprises l'Arc de Triomphe.

En 1965, le projet de Marot est retenu pour la réalisation de la villa Arson. La colline Saint-Barthélémy était connue depuis l'antiquité puisque des sépultures romaines ont été découvertes à proximité. On suppose également qu'un chemin reliait une route alpine à la voie littorale « via julia ». La colline a été urbanisée surtout à partir de la Belle-Époque avec son évêché et son clocher dans le style néo-médiéval.
L'architecte travaille sur « la peau » du bâtiment, sur la matière, la texture, le volume. Pour cela il innove en érigeant des murs de galets, et cherche à fondre le bâtiment avec le milieu naturel de la colline St Barthélémy (pins et oliviers).
Ce projet est assez énorme en superficie : sur les 2,3 hectares disponibles les constructions occupent 1,7 hectare.
Il s'agit d'aménager un complexe muséographique et d'école d'art international d'un nouveau type, installé sur plusieurs étages, favorisant la circulation et exploitant la luminosité.
Le projet se veut pratique puisqu'il inclut des logements, un restaurant, des parkings, salles d'exposition, salles de cours, et de nombreuses terrasses et espaces verts qui ouvrent le panorama de la plaine de Nice.
Une vieille maison du XVIII° siècle est préservée dans le projet mais on la repeint en rouge. Le chantier est redéfini par les mouvements de mai 68.
L'édifice est terminé en 1972. Il bénéficie du label Patrimoine du XX° siècle alors que la vieille villa est classée à l'inventaire des Monuments Historiques.
A l'occasion de l'exposition, les plans originels du projet et une maquette sont exposés au forum de l'urbanisme. Une présentation de la villa a été réalisée par informatique et grâce à un système d'écran tactile on peut découvrir le bâtiment, ses évolutions et principales caractéristiques.
Ci-dessous : maquette du projet "Villa Arson" par Marot, exposée au Forum d'Architecture et de l'Urbanisme.


Ci-dessous Michel Marot, architecte de la Villa Arson à l'occasion du vernissage de l'exposition.

Inauguration des nouveaux locaux du DRASSM - L’Estaque, visite de l’Archeonaute, présentation de pièces du Rhônes à Arles

Le Département de Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marine quitte le Fort St Jean pour de nouveaux locaux à l'Estaque. L'inauguration était Jeudi 22 janvier, en présence de la Ministre de la Culture Christine Albanel et du Maire de Marseille, Jean Claude Gaudin.

Le fort Saint Jean, inapproprié et dégradé sera le site des collections du MUCEM, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.
En 1966, André Malraux créait le DRASSM qui était alors la 1ère institution officielle mondiale à prendre en compte le patrimoine archéologique sous-marin.
Aujourd'hui le bâtiment aux couleurs méditerranéennes « rouillées » se veut fonctionnel et vitrine de l'activité. Il sera le principal centre logistique pour l'étude de la zone de compétence du DRASSM, soit 11 millions de km² d'océans, mers, lacs, fleuves et rivières (Zone économique exclusive de la France, la 2e plus importante de la planète).
Ainsi les 30 personnels affiliés au DRASSM ont entre les mains un nouvel outil. A eux, aux amateurs passionnés des associations, aux scientifiques, aux étudiants, et plus largement à toute personne volontaire de valoriser ce patrimoine fabuleux.
La réalisation du projet a coutée 6,5 millions d'euros, pris en charge par le Ministère de la Culture.
Ainsi l'État marque un engagement important qui conforte au DRASSM une place de précurseur dans le secteur de l'archéologie sous-marine, avec des missions d'investigation, de conseil et d'expertise menées sous toutes les mers du globe, au profit de très nombreux pays, notamment dans des zones menacées par le développement des techniques de pêche à très grande profondeur et par l'industrialisation de la chasse aux trésors sous-marins.
On est néanmoins en droit de se demander si cet effort financier accompagnera régulièrement les chercheurs dans d'autres besoins tout autant indispensables (navires, matériels, personnels, etc…) mais peut-être moins spectaculaires médiatiquement.

  • Le nouveau DRASSM sert de base logistique. Il contient des bureaux, logements pour les scientifiques étrangers, bibliothèque, matériel d'opérations, etc...




  • L'Archéonaute est un ancien navire militaire à coque ronde. Il a été affreté pour le DRASSM dès la création, en 1966. Il pouvait accueillir une dizaine de plongeurs, les "archéonautes". Cette coque ronde rend le navire très instable et il gît constament. Par contre il ne peut physiquement pas tanguer de plus de 20°, ce qui lui permet de passer en mer formée (force 11 en allant à Malte !) Aujourd'hui c'est un véritable musée flottant, vestige d'une époque où l'Archéologie prennait son essor, sa visite fait remonter le temps.







  • Pour l'occasion de l'inauguration, l'attraction était la présentation de certaines pièces découvertes par Luc Long lors des récentes campagnes de fouille archéologique dans le Rhône, à Arles. Ainsi les spectateurs ont pu s'extasier devant la Victoire, la Vénus, le Macyas et le fameux buste de César.