Bienvenue sur ce blog, n'hésitez pas à réagir aux articles.

Nice Baie des anges : Prospection archeologique sous-marine


Après l'annonce du projet (Nice-matin, 25 mai 2008), l'une des premieres couvertures médiatiques concernant l'opération de prospection archéologique sur la baie des anges vient d'être publié sur le site d'information "histoire PACA".
Le responsable de l'opération, Stephane Morabito, résume ses travaux et lance ses perspecvtives d'étude.
Il s'agit d'une campagne de prospection sous-marine d'une surface de 25 hectares, devant la Promenade des Anglais et le Port de Nice (de la Pointe des sans-culottes à l'embouchure du Paillon). La zone est quasiment vierge de toute recherche archéologique. La prospection vient de commencer et devrait s'étaler sur au moins deux ans.
L'association IPAAM développe d'autres axes sur son site, et met en ligne la plaquette informative (en PDF).

Le navire-ecole Amerigo Vespucci a l'escale au port de Nice



Le 3 mâts Amerigo Vespucci était en escale au port de Nice.
Voici quelques clichés du batiment.
Présention : (cf Nice-rendezvous) :
Fleuron de la marine italienne dont il est le voilier école, le superbe trois-mâts carré «Amerigo Vespucci» en provenance de Livorno est arrivé mercredi 8 juillet à 8h30, au quai du commerce, à l'entrée du Port de Nice.
Le bâtiment y séjourna jusqu'au vendredi 10 juillet 2009.
Construit en 1930, dans l’esprit des vaisseaux du milieu du XIXème siècle, dessiné par le Lieutenant Colonel du Génie Maritime Francesco Rotundi, il a été lancé en février 1931 à Castellamare di Stabia.
Il porte le nom du célèbre navigateur qui explora les Antilles et les Côtes de l’Amérique du Sud et qui fut le premier à penser que les terres découvertes par Christophe Colomb n’étaient pas l’Asie mais un nouveau continent auquel on donna plus tard son prénom.
L'«Amerigo Vespucci» mesure 101 mètres de long, 15,60 de large et peut porter 3000 m2 de voilures. Son équipage commandé par le Capitaine de Vaisseau Claudio Confalonieri est constitué de 244 officiers, marins et élèves-officiers.
Fiche déscriptive :
Longueur : 70 mètres (101 mètres hors tout avec le beaupré)
Largueur : 28 mètres au maître bau.
Tirant d'eau : 7,30 mètres
Déplacement à pleine charge : 4.100 tonnnes
Vitesses : Au moteur 12 noeuds, 14,6 noeuds maximum à la voile.
Equipage : 16 officiers, 72 officiers mariniers, 170 quartiers-maîtres et matelots et 220 élèves. Coque : en acier (tôles rivetées) à trois ponts composés d'un pont principal et d'une batterie et coursive. Avec au centre une petite passerelle de navigation, un gaillard à l'avant et une dunette à l'arrière.
Embarcations de servitude et d'instruction : 11 destinées à l'apprentissage et aux services portuaires.
Surface voilure : 2.800 m2 sur 26 voiles carrées et en toile de jute (fibre naturelle) Gréement : sur 3 mâts et beaupré, grand mât (54 mètres), mât d'artimon (50 mètres) et mât de misaine(43 mètres).
Manœuvres fixes et courantes en fibre naturelle d'environ 34 km de longueur. Couverture du pont, château, roof et finitions en bois de teck.
Propulsion : De type diésel-électrique. Deux moteurs diesel Fiat B308 ESS couplés à deux générateurs électriques de propulsion Marelli de 1491,4 kW développant 3.000 cv, 1 hélice à 4 pales fixes. Quatre Diesel alternateurs fournissent l'énergie électrique.
Ce voilier est la copie d'une frégate militaire de la seconde moitié du XIXe siècle. Construit à Naples a la demande de Mussolini en 1931. Le voilier porte le nom du célèbre navigateur italien Amerigo Vespucci.






Le projet de la Gare du Sud de Nice - concertation publique

Le Lundi 8 juin 2009 était organisée une concertation publique à propos de l'avenir du batiment de la gare du Sud.

Pour présenter le projet, Monsieur Christian Estrosi (Député-Maire de Nice) rassemblait une équipe composée notamment d'Eric Ciotti, Député et Président du Conseil Général,
Madame Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes,
Monsieur Patrick Mottard, Conseiller Général des Alpes-Maritimes.
Le public était venu en nombre pour prendre connaissance de l'avenir de l'édifice et des transformations à venir dans le quartier.






Dans la nouvelle gare, des équipements sportifs financés par le CG :

Eric Ciotti, Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, introduit le débat en signalant notamment que le collège Vernier ne possède pas d’équipement sportif, et que le projet « gare du Sud » doit prévoir un gymnase répondant au besoin de Vernier. Le Conseil Général financera le projet dans ses aspects équipements sportifs. Cet investissement est évalué à 5 ou 6 millions d’euros.
Christian Estrosi, Député-Maire de la ville de Nice, précise que la ville de Nice est aux côtés du CG pour "sortir le quartier Libération de 28 ans de difficultés et de stagnation".

Estrosi : "un chantier au coeur de la valorisation du patrimoine niçois"

C’est une question de patrimoine dont on débat aujourd’hui. Le patrimoine niçois doit être préservé, exhumé, réhabilité.
On évoque le palais de la méditerranée, l’hôtel Rhul (à côté du casino de même nom), le palais de l’agriculture… La gare du Sud s’inscrit dans ce prolongement, aux cotés de l’abbaye de Roseland, la tour Payrolière, un couvent dans le vieux Nice. Ainsi l’histoire et la culture locale seront préservée.

...Après 28 ans de projets en l'air...

La municipalité Peyrat avait un autre projet, en proposant tout à tour une façade de verre, un velium, un déménagement de l'édifice.... La déstruction avait débuté et entamé une partie de la façade. Après l’appel de l’artiste Ultra-violet, Christian Estrosi était intervenu auprès du ministre de la culture (Lang ?)pour stopper la démolition, en classant la façade à l'inventaire du patrimoine des MH.
Aujourd’hui la construction d’une mairie de Nice serait impossible à cause du coût exorbitant.
On revoit le dossier avec moins d'ambitions et moins de moyens. Le nouveau projet prévoit de garder l’édifice originel et ainsi l’équilibre architectural du quartier.

Quelle nouvelle gare du Sud ?

"Cela fait 28 ans que le dernier train a quitté la gare, et depuis, les habitants se demandent quel sort est réservé au bâtiment".
Après 2 ans de polémiques, de lacunes juridiques, de débats d’autres politiques, Estrosi veut mettre un terme, en organisant une concertation publique.
Comment avec peu de moyen préserver ce patrimoine ?
Monsieur le Maire propose de réhabiliter la façade, et de reconstuire la gare originelle avec sa verrière (aujourd’hui démontée et stockée aux abattoirs).

La gare du Sud, ce Monument Historique :

Aussi, on rappel la valeur globale du batiment : la façade fut élaborée par G. Bobin, la façade par Effel. Ces éléments architecturaux sont uniques et précieux, il faut les conserver. Il est donc inutile de lancer des cabinets d’architectes sur des projets qui dénatureraient l'édifice.

La nouvelle gare du Sud d'Estrosi :

Elle serait inscrite dans un grand quartier marchand, avec la ligne 1 du tram. On espere ainsi :
- Valoriser l’identité et le patrimoine historique
- Développer un pole d’animation urbain
- Élargir l’offre de service et d’équipements de proximité.
"Aujourd’hui la place de la libération est vide, grisée par le mobilier du marché [...] Le centre de vie de la ville est limité au vieux Nice et à Massena".
Dans ce nouveau batiment, Estrosi veut une façade ouvrant sur une grande halle intérieur, toutefois sans remettre le marché extérieur en cause.
Ainsi on pense créer un pole attractif, vivant, un peu sur le modèle Lyonnais.

Un batiment qui change le centre de gravité urbain

C’est une question d’équilibre commercial, de place de stationnement (900 places), d’aménagement sportif, animation commerciale, de sécurité (police municipal mutualisé avec les nationaux, raccordement aux 300 caméras de vidéosurveillances qui seront prochainement installées).
Le train des pignes pourrait être aménagé en tram-train, avec une parfaite correspondance qui mènerait vers l’Ouest (parc impérial, madeleine, Lingostière…).
Au niveau des espaces verts, le jardin de la villa Thiole sera fermé par des grilles, réaménagé et agrandi.
Ces travaux sont évalués à 15 millions d’euro pour la collectivité, sur un projet globalement évalué à 35 millions d’euros. Il devrait être achevé en Novembre prochain.
Le planning d’aménagement d’espaces verts devrait être réalisé au 3ème trimestre 2013. Pendant ce temps des peintres et entreprises spécialisées réaliseront une toile devant la façade, qui embellira le bâtiment et son parvis durant les travaux.

Enfin, depuis 28 ans d’attente, un projet commun et collectif lance le quartier vers un nouveau projet.

Alain Philipe, Adjoint au Maire en charge de l'Urbanisme, précise en guise de conclusion que ce projet couvre plusieurs aspects (sociaux, éducatifs, culturels, sportifs, commerciaux, sécuritaires…).
Ce projet s’inscrit dans une perspective écologique puisqu’il propose une « coulée verte ».
De plus le programme prévoit un aspect de renforcement social, en dynamisant le quartier et en offrant aux niçois un nouveau pôle.
Durant les travaux on tente de limiter les nuisances visuelles, notamment avec un phasage des réalisations.


Les Questions :


- "L’avenue Borriglione-Massena : c'est une des plus belles avenues de Nice, alors que Jean Médecin est plus abandonnée. La gare est intégrée dans un cadre architectural vaste et sa réalisation est un chef d’œuvre. Les projets soumis jusque là sont ridicules".
On demande comment la liaison train-tram sera réalisée ; Est-ce que la verrière pourrait être équipée en photovoltaïque ; Est-ce que la place de la libé pourrait être colorée, sans cette grisaille et cette « toile d’araignée » ; peut on prévoir un tri sélectif avec les commerçants ?

Estrosi signal que le tri sélectif et le photovoltaïque sont étudiés. Au niveau de la liaison train-tram, un plan est prévu pour faire une voie au Sud du bâtiment de la gare.
L’esthétique et l’architecture du quartier seront étudiées.

- "L’encorbellement de la gare doit être conservé pour des questions de mobilités des handicapés. Un espace culturel manque actuellement, nous n’avons pas de salle de plus de 350 places à proximité".

Estrosi répond que les projets sont étudiés pour permettre un accès à tous dont les personnes à mobilité réduite, tout en conservant le parvis dans son aspect originel. L’encorbellement fait parti du bâtiment et de l’équilibre architectural, il sera conservé.
La construction de salles en multiplex est prévue dans une taille raisonnable et suivant l’offre locale de manière à ne pas tuer l’attraction des autres pôles.

- "Que faites-vous contre les faux handicapés ; et pour garantir une meilleur mobilité ?"

Estrosi : Ce chantier très lourd est en cours mais il prend du temps pour recenser et réaliser des aménagements. Une loi prévoit pour 2015 de meilleurs aménagements.

- "L’établissement d’un poste de police : le quartier est très sensible mais est ce que la sécurité sera renforcée ?…"

Estrosi : La délinquance est très présente alors nous allons développer la vidéosurveillance et utiliser des systèmes de géo-positionnement pour la stopper.

Patrick Mottard (opposant, Conseiller Général des Alpes-Maritimes) souligne des difficultés dans le projet :
- Les encorbellements signalés ici comme conservés semblent être modifiés dans les projets des architectes.
- Le marché serait présent à l’extérieur et dans la halle ; comment trouver tant d’exposants et comment meubler l'espace, hors marché ?

La concertation se termine avec d'autres questions générales.

Lectures annexes :

Conversion de coordonnées GPS en ligne


Conversions coordonnées géographiques


Lambert - NTF (GéoConcept), WGS84 (GPS) et ED50 (Priam).


D'après une idée de A. Elinik (pour Lambert), adapté et étendu par DsrSoft (pour le reste)






















ED50 - Sexagésimal






°

'

"


°

'

"


LATITUDE ----------------------------------- LONGITUDE




----

----



ED50 - UTM




--



--


--

--


Fuseau -- Bande -- Zone ------------- X (m) ---------------- Y (m)




----

----


NTF - Séxagésimal






°

'

"


°

'

"


LATITUDE ----------------------------------- LONGITUDE




----

----


NTF - Lambert II Etendu







--


X (m) --------------------------- Y (m)




----

----



(GPS) - WGS84 Sexagésimal






°

'

"


°

'

"


LATITUDE ----------------------------------- LONGITUDE




----

----



Merci à IGN et Serge Milles concepteur d'outils de géomètre qui ont permis que les fonctions javascript fonctionnent...



La ronde des obstines tournera a Nice


Dans le cadre des actions mises en place contre la Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), la mobilisation à Nice prend une nouvelle tournure !


Une ronde des obstinés est organisée les mercredi après-midi Place Masséna, principalement de 17h à 19h, à commencer par ce mercredi 13 mai.


La ronde rassemble les revendications sur :



  • l'école (d'où le mercredi pour permettre aux parents et enseignants du primaire et de secondaire de venir)


  • l'université


  • les hôpitaux...

Nous tournerons obstinément durant l'après-midi de ce mercredi… et des mercredis suivants, jusqu'à ouverture de réelles négociations avecles ministres concernés. Un foulard noir autour du bras portant le nom de ce que vous voulez défendre (université, école, hôpital, etc.), et rejoignez la ronde,


Venez tourner sans prévenir, ni prendre de tickets,les tours de cette ronde-là sont gratuits !

Programme Universite hors les murs - Nice place Massena mardi 24 Mars

L'Université de Nice et ses personnels se mobilisent dans le cadre de la protestation contre les décrets issus de la LRU. Pour cela ils organisent des cours à l'extérieur, sur la place Massena. Voici le programme :

    • 9h-9h30 : Thierry Long : « Education à la citoyenneté »

    • 9h30-10h : Bruno Vallette : "les Mathématiques : Du tableau noir à la vie quotidienne; une matière humaine"

    • 10-10h30 : Jean-Baptiste Pisano (Histoire de l'Art) : « Le maniérisme ».

    • 10h-10h30 : Yann Codou : « Histoire du patrimoine : les monuments
      historiques de la ville de Nice ».

    • 10h30-12h : Oliviéri, Barillot et Rissolo : "les slogans : approches
      phonologique, sémantique et syntaxique".

    • 11h-12h : Jean-Luc Gautero, "Savoir c'est pouvoir"

    • 12h-12h30 : Rosa Maria Dessi : "La pratique de la peinture infamante en Italie du nord et du centre au Moyen-âge"

    • 12-12h30 : El Mechat Samia : Libertés publiques en situation coloniale

    • 12h30-13h : Edwidge Fusaro : "Le Préambule de La conscience de Zeno entre poésie et analyse".

    • 13h-13h30 : Pierre-Laurent Merle : "Effets des changements climatiques sur les populations de gorgonaires de Méditerranée. Exemple d'un financement d'un programme de recherche par l'ANR. "

    • 13h30-14h : Brigitte Sibille : "Liens entre surpoids et diabète de type 2"

    • 14h-14h30 : Cecile Sabourault : "Séquençage du génome humain : les défis de demain"

    • 14h-14h30 : Didier Forcioli : « Les théories de l'évolution »

    • 14h30-15h : Frédéric Robert : "Quelques problèmes mathématiques théoriques et appliqués"

    • 15h-15h30 : Schadron Georges : « Manipulation psychologique et politique »

    • 15h30-16h : Marina Nordera : « Traités et formes de danse à la renaissance (Italie et France): théorie et pratique »

    • 16h-16h30 : Bruno Marcos : « Fractales: des cotes britanniques aux amas de galaxies »

    • 16h-17h : Marcin Sobieszczanski : La création numérique et les médias dans l'art "
    En fil rouge une exposition photo sera présentée par Candy Sabatier, Maud Kika et Nelly Darmon (Psychologie)

Les fregates perdues de Monsieur de Laperouse (1785 1788) Enquete archeologique sous-marine a Vanikoro

Proposition de synthèse de la conférence d’Elisabeth Veyrat - DRASSM
Antibes, mars 2009.


Orchestrée depuis Versailles, L’expédition scientifique de Lapérouse est partie de Brest en 1785. A bord des deux frégates, 220 officiers, marins, soldats et scientifiques composaient l’équipage de cette expédition "scientifique et planétaire". Tous disparurent sans laisser de trace en 1788.

En 1999 la découverte de vestiges terrestres permis de visionner le camp des survivants. Puis en 2003 les recherches livrèrent un fond de carène et un squelette.
Globalement les résultats permettent de mieux percevoir la mission et ses aspects quotidiens, et ainsi de restituer le plus fidèlement possible le parcours de Lapérouse avec un regard plus humain.




Cette expédition « magique » a marqué profondément les esprits dès 1785. L’enjeu était pour l’époque particulièrement audacieux : missionner une expédition planétaire, sur les traces des pionniers tels que Bougainville et James Cook (3 tours du monde). Ce challenge nécessitait des équipements importants et des personnels compétents.
Ceci fut rendu possible par l’intérêt de Louis XVI, de son ministre le Maréchal de Castries et du Directeur des ports et arsenaux, le chevalier de Fleuriot.
Les ambitions du voyage étaient les suivantes :

  • Économie : Développer le commerce des fourrures entre l’Amérique et la chine, avec la loutre de mer. Reconnaitre de nouveaux marchés notamment en Chine

  • Les aspects scientifiques universels (géographie, biologie et botanique, astronomie, approche ethnologique des peuplades méconnues…)

  • La gloire et le prestige de la nation : Poursuivre l’œuvre exploratrice de Cook. Les enjeux plaçaient cette expédition sous secrets.
Elle fut préparée à Rochefort et Brest. Deux hommes devaient diriger l’expédition, les capitaines Lapérouse et Gandelan.
On prévoyait alors 3 années de vivres plus de quoi tenir une 4ème année avec les plantations dans les escales (maïs). On choisit des marins et scientifiques hyper compétents, en emportant du matériel complexe comme des innovations scientifiques et techniques (paratonnerres, moulins à vent…).
Sur les 2 frégates La Boussole et l’Astrolabe et en plus du fret embarquaient au total 220 officiers, marins et soldats et 16 savants.
L’expédition fut aidée par des institutions royales scientifiques :

  • - Académie royale des sciences
  • - Académie royale de marine
  • - Jardin royal des plantes

L’apport des recherches :
Grâce aux fouilles on remarque que les embarcations étaient des flutes (navires de servitudes) travesties en frégates, aux noms plus prestigieux. Les qualités étaient nombreuses : tirants d’eau relativement faible donc navigation côtière possible, ces navires sont modestes en taille par rapport aux fleurons de l’époque mais ils ont déjà fait leur preuve.
Pour le logement à bord, ces navires de 41 mètres devaient héberger 110 personnes respectivement ! L’organisation devait être complexe : certains ponts étaient remplis de marchandise, et les espaces des officiers prenaient beaucoup de place. On suppose que la solution de hamacs démontables a été obligée.

L’expédition était légitimée par les « instructions du roi » : c’est une liste de questions de tout ordre, soumise à Lapérouse et aux scientifiques. La finalité de l’opération était clairement pacifique.

Le départ eu lieu à Brest, en 1785. En juillet 1786 eu lieu le 1er drame : 21 marins se noient au port des français en Alaska. Puis en décembre 1787 eut lieu le massacre de 11 marins et Fleuriot de Langle, aux îles Samoa.
La dernière partie du voyage connue est située au Nord-Est des côtes de Nouvelle-Calédonie, vers les iles Salomon. A partir de ces instants on sent une lassitude dans les lettres de Lapérouse.
Au 10 mars 1788 on perd son contact : dès ces instants se développe le mythe de Lapérouse. En France on construit au Louvre un monument à la mémoire de l’expédition. Et Louis XVI, en montant sur l’échafaud, aurait demandé « a-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? ».

En 1827, le lieu du naufrage fut découvert par Peter Dillon qui étudia les vestiges matériels et témoignages ethnologiques sur l’ile de Vanikoro dans le pacifique Sud. Cette île volcanique, au relief escarpé est encerclée par un récif corallien probablement à l’origine du naufrage des 2 navires, sur deux sites :

  • L’épave de « la fausse passe »
Située par 3 mètres de fond, sans cesse perturbée par des vagues et courants déferlants. Le plan de Dumont d’Urville de 1828 illustre l’organisation spatiale de l’épave avec des canons, ancres et gueuses de fer. Aujourd’hui on a perdu certains éléments mais il reste quelques canons et fonds de carène.


  • L’épave dite « de la faille »
Dans une faille naturelle qui induit un massif de corail de part et d’autre d’un tombant. Cela morcelle les vestiges dans plusieurs zones. De plus, pour « faciliter » la fouille la marine nationale a dynamité les roches dans les années 1960.


Les conditions de naufrages et la topographie induite par les barrières de corail et les pentes sous-marine empêchent un dépôt organisé stratigraphiquement.

Les vestiges des survivants, installés sur l’île face au lieu de naufrage furent localisés mais ils ont été pollués par les activités humaines postérieures.
Cependant les fouilles ont livré des installations européennes (armements et éléments de fusil) et non-pas des vestiges rapportés par les autochtones. Cette hypothèse est attestée par la cohérence des ensembles. On se rend compte qu’à terre se trouve une grande quantité d’objets sauvés mais on remarque que l’établissement n’était pas très grand. On suppose que les survivants souhaitaient partir au plus vite, peut être en raison de l’hostilité des animaux et des autochtones.

Description des vestiges archéologiques des 2 épaves :

  • En architecture navale :
o L’archipompe (pompe de calle, alimentée par un retranchement). L’étude de cet élément permet de restituer d’autres éléments (bordés, membrures).
o La fausse passe était un élément particulier plaqué contre la quille pour rigidifier l’ensemble. Cet élément a été taillé assez grossièrement, ce qui surprend vis-à-vis du prestige du navire.

  • Éléments de manœuvre :
o Un aiguillot de gouvernail en fer (alors qu’en principe c’est du bronze)
o Des clous installés en mailletage : plantés sur les coques, ils créaient un phénomène d’électrolyse qui formait une gangue protectrice sur la coque mais limitait les qualités nautiques des navires.
o Étude des bois de charpente : par dendrochronologie on évalue la date d’abatage des bois et le type d’essence. Malheureusement cela ne permet pas de distinguer catégoriquement chaque navire.

  • Au niveau de l’armement embarqué :
o Découverte d’objets en bois, cordage et cuir.
o Chiffres de tirant d’eau
o 1 seul canon découvert, et un pierrier : l’armement était limité car l’expédition était pacifique, mais on suppose un certain nombre d’armes individuelles.
- Des effets d’échanges :
o Casque et hausse col, sifflets en os, rubans de tissu, perles de verre
o Des monnaies : louis d’or, pièces de huit (espagnoles), monnaies chinoises, russes

  • Les souvenirs et échantillons collectés :
o Monnaies
o Coquillages
o Pierres précieuses, grenats
o Porcelaines : services de porcelaines chinoises
o Cadenas chinois pour le « roi serrurier »
o Sceau en bois d’ébène

  • Équipement de bord
o Souvent noyés dans le corail, on reconnait :
Des ancres, plomb de sondes, des « plombs de protection » (posés contre les rivets métalliques dans la calle pour limiter la production d’étincelles).
o Lests, manches d’outils sculptés : peut-être pour échanger
o Une grande jarre pour les rafraichissements des officiers ?

  • Vie a bord
o Éléments de flute traversière, dominos, pions, boutons, cire à cacheter…
o Tourniquet d’amputation, crucifix d’un autel
o En 2003 découverte du seul squelette sur l’épave, après étude il s’agissait d’un homme d’environ 30 ans atteint de scorbut.

  • Instruments scientifiques : ce sont des indices qui permettent de reconnaitre chaque épave :
o Un quart de cercle signé Langlois, de 2,10 mètres de circonférence : utilisé pour l’astronomie
o Un thermomètre à alcool, un sablier, des milliers d’épingles pour les naturalistes de l’expédition, une règle graduée en pouces (rattachée au géographe anglais à bord de La Boussole).
o Un graphomètre (utilisé pour la topographie terrestre)
o Un compas de relèvement
o Fragments de minerais : pour le dessin et la peinture
o Éléments de scalpel


  • Certains éléments aident à l’identification des navires :
- Meules à grain
- Artillerie embarquée
- Corps de pompes de cale
- Armes familiales sur vaisselle
- On remarque l’absence de renseignements par la dendrochronologie ou l’architecture navale.


En 2008 une nouvelle expédition permit une exposition au musée de la marine. Ainsi le public pu bâtir l’histoire, remonter aux sources du périple, du naufrage, et ainsi tirer un premier bilan sur ces années de recherches. On souligne qu’il reste sur les sites du matériel et qu’il est toujours passionnant de plonger sur ces épaves.

Projet - Musee archeologique sous-marin - Alexandrie

Alexandrie et ses fonds marins possèdent les vestiges de civilisations antiques telles que grecque, egyptienne et romaine. La mise-au-jour d'une partie de ces trésors, notamment dans le cadre d'une exposition au Grand Palais illustre l'intéret et la valeur de ce patrimoine.

Ainsi l'architecte Jacques Rougerie propose de construire un musée à Alexandrie, pour y rassembler les vestiges de la cité (et d'autres localités voisines).
La nouveauté repose dans un nouveau concept muséographique puisqu'une partie du musée serait sous l'eau.
Le visiteur s'immergerait dans la baie d'Alexandrie et par la même occasion remonterait le temps, pour repenser Alexandrie dans sa grandeur antique.
Les collections seraient présentées dans le contexte de leur conservation et de leur découverte, dans l'eau. Des baies vitrées permettraient aux visiteurs d'observer les fonds marins environnants, les vestiges et les archéologues en action.
Les travaux devraient commencer en 2010 et durer plus de 2 ans.
Article source : voyages.excite.fr


Observatoire de Nice : SOS CNRS !

La LRU et ses décrets entraînent une grande vague de protestation dans les milieux de l'enseignement supérieur et de la recherche. En France depuis le début de la semaine, les enseignants-chercheurs en grève poursuivent leur mobilisation contre les réformes Pécresse en organisant des «cours informels en plein air».
A Nice ces cours en plein-air ont eu lieu place du palais de justice, alors que les personnels CNRS affichaient leurs inquiétudes en déployant de grandes banderoles au pied des batiments de l'observatoire de Nice, sur le flanc du Mont-Boron. On peux y lire, depuis une semaine : "SOS CNRS".

La restauration des Monuments Historiques dans le cadre du Plan Patrimoine Antique - synthèse de la conférence de Pierre-Antoine Gatier

La restauration des Monuments Historiques dans le cadre du
Plan Patrimoine Antique,
L’Amphithéâtre et les Thermes de Cimiez

Synthèse de la conférence de Monsieur
Pierre-Antoine Gatier, Architecte en chef des Monuments Historiques

Télécharger la synthèse en PDF

Le Plan Patrimoine Antique : introduction au projet, enjeux et objectifs

La ville de Nice a décidé de restaurer les thermes et l’amphithéâtre de Cimiez, édifices classés à l’inventaire des Monuments Historiques peu après le rattachement du Comté de Nice à la France. Monsieur Gatier propose une présentation de cette « merveilleuse aventure », inscrite dans le cadre du « Plan Patrimoine Antique ».
Il s’agit d’un projet d’étude visant à la restauration et à la mise-en-valeur de monuments de la région. Ce projet est conduit par ministère de la culture (dirigé régionalement par la DRAC) et par la ville de Nice. Ce sont les deux acteurs d’une intervention contrôlée sur les monuments de Cimiez notamment.
Par l’intermédiaire de ce plan, on propose d’acquérir une meilleure connaissance scientifique de ces sites, dans le respect des travaux des précédant archéologues et architectes et restaurer les édifices afin de les livrer en bon état aux générations futures.
L’une des difficultés du projet consiste à inscrire l’édifice dans son temps : ces monuments ont une vie contemporaine (on parle de « réutilisation »). D’ailleurs parallèlement à ce plan d’autres monuments historiques sont souvent réutilisés pour des animations culturelles, comme les amphithéâtres de Fréjus ou Nîmes. On se demande comment assurer la cohérence entre la vie du monument dans notre époque et le respect du monument pour ce qu’il représente.
En tenant compte de cet aspect, le Plan Patrimoine Antique se donne pour objectifs la connaissance, la restauration et les moyens de réutilisation des édifices classés.

A propos de Cimiez ; remarques concernant la politique de classement

La présentation contemporaine du site résulte du regard archéologique développé sur ce paysage à partir du XVIII° siècle. On peut imaginer à l’époque que la plupart des vestiges étaient masqués, à l’exception de l’amphithéâtre et du « temple d’Apollon » (l’actuel frigidarium des termes du Nord), utilisé comme ferme. Ce terrain appartenait à une riche famille Niçoise et au début du XIX° siècle le propriétaire de la villa (l’actuel musée Matisse) était Garin de Coconato, un passionné d’archéologie et propriétaire d’un domaine agricole. C’est ce personnage et son architecte, Brun, qui ont propulsés Cimiez dans une reconnaissance archéologique qui a conférée au site la valeur patrimoniale dont il jouit aujourd’hui.
En effet, les vestiges ont été très tôt assimilés comme éléments marqueurs du territoire niçois puis français. Quand se produit le rattachement, l’une des premières décisions politique est de classer les monuments antiques dont le Trophée d’Auguste et l’Amphithéâtre de Cimiez. On en déduit que pour l’époque, le fait d’être français impliquait entre-autre d’avoir des monuments classés. Dans cet ordre d’idée on rappel qu’en 1947, les communes de Tende et de La Brigue furent rattachées à la France. Immédiatement alors les églises de la vallée de la Roya furent classées ; le rattachement semble induire un classement des monuments. Pour cette raison, dès 1865 (ce qui est très tôt car les 1er monuments historiques français sont classés en 1848) quelques monuments niçois figurent à l’inventaire des Monuments Historiques. Toutefois on doit souligner qu’ils étaient connus et avaient fait l’objet de certaines considérations par les pouvoirs locaux, avant 1860. En effet, la restauration Sarde avait pris en compte notamment l’amphithéâtre en 1837 en restaurant « de manière discrète » le monument.
On évoque également le cas du Trophée d’Auguste à La Turbie, qui fut restauré d’abord par les Sardes puis par les Monuments Historiques français (sous la direction de l’architecte Jules Formigé).

Les Monuments de Cimiez

Les archives photographiques montrent qu’en 1840, l’Amphithéâtre est utilisé dans sa partie centrale (arène) pour l’exploitation agricole. Certaines parties maçonnées du bâtiment sont même utilisées pour abriter du bétail : le monument vit avec son temps.
En 1864, les 1ers archéologues des sociétés savantes de Nice réalisent un « dossier de demande de classement ». Celui-ci abouti, de telle sorte qu’en 1865 l’amphithéâtre est classé. Après ce classement le 1er projet consiste à dévier la route à l’extérieur de l’amphithéâtre. Puis on restaure les grandes portes Nord et Sud, condamnées jusqu’alors par la route (Jean Camille Formigé travail vers 1900 sur la couverture des portes d’accès de l’amphithéâtre). L’examen des archives photographiques permet certaines remarques :
- La phase de déviation de la rue sur-creuse le niveau du sol et met à nu des fondations. Depuis, les niveaux antiques sont supposés 1 mètre au dessus du niveau actuel.
- L’observation de l’appareillage de l’édifice, notamment au niveau de la porte d’accès Sud permet de restituer des éléments de l’amphithéâtre qui protègent le passage d’un aqueduc (pour que des éléments effondrés ne tombent pas dans l’eau).
- Il n’y a pas de volonté absolue de conserver le monument archéologique, l’herbe envahie le site peu-après les restaurations. Le raccourci passant dans l’amphithéâtre est maintenu.
- Les archives livrent une correspondance de Jules Formigé (lettre avec croquis). Ce document est une grande avancée dans la mesure où il positionne l’amphithéâtre comme élément inscrit dans un système global, la cité antique de Cimiez.
C’est l’architecte Brun qui au XIX° siècle commence à dégager les structures de Cemenelum. A la mort de Monsieur Garin, un projet immobilier est prévu sur le site. Les sociétés savantes locales parviennent à alerter Jules Formigé de la valeur patrimoniale menacée et en 1941 la ville de Nice arrête ce projet de lotissement, en acquérant l’ancienne villa Garin de Coconato.
La mobilisation niçoise fusionnelle avec les Monuments Historique permet de sauver le site. C’est grâce à cette passion que le site bénéficie de fouilles importantes au milieu du XX° siècle.

Aujourd’hui on parvient à faire une cartographie des élévations grâce à des « photos redressées », malgré les espaces courbes générés par la forme ovale du bâtiment. Les plans informatisés des photographies redressée permettent de mieux rendre compte des maçonneries dans des aspects de chronologie (et phasages), niveaux de fondation, restaurations, état global, campagnes de travaux à venir...
D’autres études scientifiques (analyse des mortiers) permettent de donner de nouveaux indices. (Origine des matériaux, datation, regroupement avec d’autres parties voir d’autres édifices). Les travaux réalisés permettent de mieux comprendre l’édifice. On propose le phasage suivant : Le bâtiment de l’amphithéâtre semble se développer en 2 temps :
- Au Ier siècle aurait été construite une cavéa (sorte de socle). L’édifice se composait alors d’une maçonnerie posée sur le rocher et on se demande si des structures périphériques en bois étaient alors présentes. Cependant aucun trou de poteau n’a été découvert.
- Au III° siècle, une extension : c’est alors qu’on aurait élevé les cloisons et les tribunes avec des maçonneries.

Dans le cadre du Plan Patrimoine Antique on se demande quelle place pourrait avoir le bois dans la construction et restauration. Le challenge est de respecter le monument dans son apparence antique, en lui permettant de vivre et de servir dans le contexte actuel. Pour cela on propose un projet d’aménagement avec des gradins réversibles légers en bois qui permettraient d’installer un public là ou il était durant l’antiquité, en préservant les structures originelles et en limitant la monumentalisation de la restauration.

L’amphithéâtre de Cimiez est de très petite taille. C’est une leçon d’architecture même pour nos contemporains dans l’adaptation du bâtiment par rapport au relief et à la topographie du site. Dans le cadre du développement durable cet exemple illustre la grande intelligence des constructeurs romains à tirer parti du site, dans ses ressources naturelles et les moyens disponibles.
L’arène doit être restaurée. Cela pose problème dans le choix des matériaux et du niveau de sol.
On pose aussi le problème de la consolidation des vestiges.
On remarque que le monument rassemble des vestiges antiques, des éléments remontés par les Sardes ou les Monuments Historiques, et des éléments liés à l’évolution des usages tout au long de la période moderne. C’est l’emploi du Monument dans la vie quotidienne des populations locales et le profond respect témoigné vers l’Amphithéâtre de Cimiez qui ont permis à l’édifice de parvenir à nos jours.

Concilier Plan Patrimoine Antique et accueil des publics

L’ensemble des thermes de Cimiez forment un élément particulièrement intéressant en termes d’architecture, de restauration et d’étude archéologique. On doit se rappeler qu’il s’agit d’un fragment d’une cité antique. Pour aider à l’étude, les photographies d’époque peuvent révéler certains aspects.
Cimiez est un site antique composé d’ilots de vie découpés géométriquement par des voies. On annonce que la visite du site se fera suivant les tracés originels et dans la logique du plan antique. L’idée est de se déplacer dans l’ensemble du site en contextualisant tous les éléments des thermes et de la cité antique, mais aussi en liant le site à son musée. L’idée du parcours est de respecter l’agencement des pièces et les anciens « parcours des baigneurs ». La visite se fera sur des passerelles qui protégeront les vestiges et assureront l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Les grands vestiges sont soumis à une érosion intensive, pour cela on annonce une couverture partielle des élévations pour assurer leur transmission, en proposant une restitution de toiture.

Aujourd’hui l’ACMH et l’archéologue ont une mission commune dans l’action portée sur le bâtiment et l’impact de la restauration. La genèse du projet inclut une réflexion et un processus d’aller-retour avec entre les acteurs et les publics dans le respect des travaux anciens. Ainsi on espère « donner à vivre Cemenelum » et faire en sorte que les personnes à mobilité réduite puissent aussi accéder au site.

Cycle de conférences sur l'Archéologie à Nice au CEDAC de Cimiez

Le CEDAC de Cimiez organise les « Rendez-vous avec Cimiez » : ce cycle de conférence a pour thème l'Histoire et l'Archéologie locale-récente par des spécialistes.
Programmation :
  • Vendredi 13 février 2009

« La restauration des monuments historiques dans le cadre du Plan Patrimoine Antique » par Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments Historiques.

  • Vendredi 13 mars 2009

« L’ancienne abbaye de Saint Pons », par Yann Codou, maître de conférences, Maison des Sciences de l’Homme, Nice.

  • Vendredi 3 avril 2009

« La création et l’évolution de la province des Alpes Maritimes », par Stéphane Morabito, docteur en Histoire Ancienne.

  • Vendredi 15 mai 2009

« Céménelum, une cité romaine et mérovingienne éphémère » par Monique Jannet, conservateur du patrimoine.

  • Vendredi 5 juin 2009

« A la découverte de Nice médiévale », par Marc Bouiron, conservateur du patrimoine, directeur de la Délégation du Patrimoine Historique.


NB : Les dates éloignées restent à être confirmées

Organisateur :
COMITÉ DES QUARTIERS DE CIMIEZ-RIMIEZ-BRANCOLAR-SCUDERI
Lieu des conférences :
Auditorium du cedac de Cimiez 49 avenue de la Marne
06100-NICE
Tel: 06 29 89 13 74

La Villa Arson, Conférence par son architecte Michel Marot à l’occasion de l’exposition au Forum de l’Urbanisme de Nice

A l'occasion de l'exposition sur le bâtiment de la Villa Arson une conférence de son architecte Michel Marot était organisée au Forum de l'Architecture et de l'Urbanisme.
On évoque la carrière de l'architecte Michel Marot et le bâtiment de la Villa Arson (et non-pas son contenu).
L'exposition se trouve au Forum d'Architecture et de l'Urbanisme de Nice et des renseignements complémentaires sont disponibles sur le site de la Villa Arson.

Au travers de la conférence, on essaye de « décortiquer » un style architectural inscrit dans un contexte particulier, entre les années 1950 et 1990 avec les reconstructions de l'après-guerre dans la France du baby-boom.
C'était une période durant laquelle l'architecture était différente d'aujourd'hui (dans la commande, dans les moyens, dans les besoins,...).
Né en 1926 à Troye, l'inspiration de Michel Marot vers l'architecture prend forme lors d'un devoir scolaire, vers l'âge de 9 ans. L'instituteur avait demandé de raconter un repas au Moyen-Age et Marot avait rendu son devoir sous la forme d'un dessin.

Puis il découvre la Bourgogne et la vie rurale.
Il est très intéressé par l'architecture « lourde » et c'est à ce moment que paraît un livre d'architecture, « L'Architecture Rurale et Bourgeoise ». Cette architecture vernaculaire influence sa vision et sa production globale.
Après la seconde guerre mondiale, la France est dans une période de reconstruction importante. L'urbanisme est très affecté par les nouveaux besoins.
A ce moment Marot part aux USA à l'Université d'Harvard. Il sillonne le pays et découvre avec stupéfaction New York et Chicago. Il se rend compte alors de l'explosion architecturale qui anime les USA et l'importance de nouvelles techniques comme le « mur-rideau ».
Marot n'hésite pas à comparer New York à Rome : il y a beaucoup de lieux de culte mais à New York ils sont plus variés dans le style et à Rome ils sont mieux intégrés dans le réseau urbain.

En 1954 Marot décroche le gros lot : il est grand prix de Rome avec son projet « Un centre de recherches africaines à Kano, dans le Nigéria britannique ». Ce prix donne d'énormes avantages à l'architecte, qui part étudier l'architecture aux 4 coins du monde.
Ses inspirations viennent surtout de Bologne dans ses couleurs (1er envoi) puis d'Istanbul avec ses mosquées (2nd envoi). Ces 2 villes ont un rapport d'urbanisme radicalement différent, avec les mosquées, églises, jardins, rues, bazars…
A Rome Marot propose un nouveau projet sur le monument de Victor Emanuel, le « dentier ». Son projet remanie profondément l'édifice et la presse de Rome titre immédiatement « imaginons qu'un jeune architecte italien change l'arc de triomphe »… Ironie du sort, Marot restaura a deux reprises l'Arc de Triomphe.

En 1965, le projet de Marot est retenu pour la réalisation de la villa Arson. La colline Saint-Barthélémy était connue depuis l'antiquité puisque des sépultures romaines ont été découvertes à proximité. On suppose également qu'un chemin reliait une route alpine à la voie littorale « via julia ». La colline a été urbanisée surtout à partir de la Belle-Époque avec son évêché et son clocher dans le style néo-médiéval.
L'architecte travaille sur « la peau » du bâtiment, sur la matière, la texture, le volume. Pour cela il innove en érigeant des murs de galets, et cherche à fondre le bâtiment avec le milieu naturel de la colline St Barthélémy (pins et oliviers).
Ce projet est assez énorme en superficie : sur les 2,3 hectares disponibles les constructions occupent 1,7 hectare.
Il s'agit d'aménager un complexe muséographique et d'école d'art international d'un nouveau type, installé sur plusieurs étages, favorisant la circulation et exploitant la luminosité.
Le projet se veut pratique puisqu'il inclut des logements, un restaurant, des parkings, salles d'exposition, salles de cours, et de nombreuses terrasses et espaces verts qui ouvrent le panorama de la plaine de Nice.
Une vieille maison du XVIII° siècle est préservée dans le projet mais on la repeint en rouge. Le chantier est redéfini par les mouvements de mai 68.
L'édifice est terminé en 1972. Il bénéficie du label Patrimoine du XX° siècle alors que la vieille villa est classée à l'inventaire des Monuments Historiques.
A l'occasion de l'exposition, les plans originels du projet et une maquette sont exposés au forum de l'urbanisme. Une présentation de la villa a été réalisée par informatique et grâce à un système d'écran tactile on peut découvrir le bâtiment, ses évolutions et principales caractéristiques.
Ci-dessous : maquette du projet "Villa Arson" par Marot, exposée au Forum d'Architecture et de l'Urbanisme.


Ci-dessous Michel Marot, architecte de la Villa Arson à l'occasion du vernissage de l'exposition.

Inauguration des nouveaux locaux du DRASSM - L’Estaque, visite de l’Archeonaute, présentation de pièces du Rhônes à Arles

Le Département de Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marine quitte le Fort St Jean pour de nouveaux locaux à l'Estaque. L'inauguration était Jeudi 22 janvier, en présence de la Ministre de la Culture Christine Albanel et du Maire de Marseille, Jean Claude Gaudin.

Le fort Saint Jean, inapproprié et dégradé sera le site des collections du MUCEM, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.
En 1966, André Malraux créait le DRASSM qui était alors la 1ère institution officielle mondiale à prendre en compte le patrimoine archéologique sous-marin.
Aujourd'hui le bâtiment aux couleurs méditerranéennes « rouillées » se veut fonctionnel et vitrine de l'activité. Il sera le principal centre logistique pour l'étude de la zone de compétence du DRASSM, soit 11 millions de km² d'océans, mers, lacs, fleuves et rivières (Zone économique exclusive de la France, la 2e plus importante de la planète).
Ainsi les 30 personnels affiliés au DRASSM ont entre les mains un nouvel outil. A eux, aux amateurs passionnés des associations, aux scientifiques, aux étudiants, et plus largement à toute personne volontaire de valoriser ce patrimoine fabuleux.
La réalisation du projet a coutée 6,5 millions d'euros, pris en charge par le Ministère de la Culture.
Ainsi l'État marque un engagement important qui conforte au DRASSM une place de précurseur dans le secteur de l'archéologie sous-marine, avec des missions d'investigation, de conseil et d'expertise menées sous toutes les mers du globe, au profit de très nombreux pays, notamment dans des zones menacées par le développement des techniques de pêche à très grande profondeur et par l'industrialisation de la chasse aux trésors sous-marins.
On est néanmoins en droit de se demander si cet effort financier accompagnera régulièrement les chercheurs dans d'autres besoins tout autant indispensables (navires, matériels, personnels, etc…) mais peut-être moins spectaculaires médiatiquement.

  • Le nouveau DRASSM sert de base logistique. Il contient des bureaux, logements pour les scientifiques étrangers, bibliothèque, matériel d'opérations, etc...




  • L'Archéonaute est un ancien navire militaire à coque ronde. Il a été affreté pour le DRASSM dès la création, en 1966. Il pouvait accueillir une dizaine de plongeurs, les "archéonautes". Cette coque ronde rend le navire très instable et il gît constament. Par contre il ne peut physiquement pas tanguer de plus de 20°, ce qui lui permet de passer en mer formée (force 11 en allant à Malte !) Aujourd'hui c'est un véritable musée flottant, vestige d'une époque où l'Archéologie prennait son essor, sa visite fait remonter le temps.







  • Pour l'occasion de l'inauguration, l'attraction était la présentation de certaines pièces découvertes par Luc Long lors des récentes campagnes de fouille archéologique dans le Rhône, à Arles. Ainsi les spectateurs ont pu s'extasier devant la Victoire, la Vénus, le Macyas et le fameux buste de César.




La Reine Victoria et ses sejours sur la Cote d'Azur - synthèse de la conférence de Dominique ESCRIBE

La reine Victoria et ses séjours sur la Côte d’Azur
Synthèse de la conférence de Dominique ESCRIBE, Historien


La Reine Victoria est l’un des personnages qui a le plus marqué la Belle Époque sur la Côte d’Azur. Cette villégiature royale a renforcé l'aura de Nice en faisant une publicité gratuite pour la ville comme "capitale touristique de l'aristocratie". Pour cette raison on propose de dresser un portrait de ce personnage dans le cadre de la fin du XIX° siècle.

Quelques articles du blog sur le même sujet :



  • Présentation
Victoria est Reine le 28 juin 1838 à l'age de 18 ans : elle échappe ainsi au système de régence qui aurait été mis en place avant sa majorité, et au contrôle de sa mère avec qui elle entretenait des rapports tendus.
Les peintures officielles sont réalistes et peu gratifiantes pour la jeune Reine. En effet, physiquement Victoria ne représentait pas les codes esthétiques de l'époque et en était tout à fait consciente. Elle possédait en revanche une grande beauté intérieure : résolument moderne dans ses idéaux, Victoria diffuse une pensée sociale, de tolérance et d’ouverture d’esprit. Pour cela elle choisit son mari, qui n’est autre que son cousin germain, du même âge.

  • Quelques passages de sa vie
Elle se marie le 18 août 1840 et vie une véritable histoire d’amour qui donne naissance à 9 enfants. Le prince Albert est décrit comme sérieux, pieu et très intéressé par les questions sociales. Il écrit par exemple au 1er ministre anglais pour protester contre la situation ouvrière de Londres et demande une intervention sociale du gouvernement.
Victoria suit aussi l’actualité. Elle adore rire (ce n’est pas l’impression laissée par son iconographie qui affiche plutôt un personnage triste), la bonne chair, danser et les animaux (elle gracie des criminels sauf ceux qui ont affligés des souffrances aux animaux).

  • L’Angleterre de Victoria
C’est sous son règne que l’empire britannique devient l’une des nations les plus riches du monde, avec une industrie de pointe.
Londres accueille la première exposition universelle en 1851 dans le « palais de Cristal » aujourd’hui détruit .
La reine passe ses vacances en France, alors qu’aucun souverain anglais ne l’avait fait depuis le XV° siècle.
Cela constitue une grande avancée diplomatique et par ce rapprochement elle aide la monarchie de Louis-Philippe à s’affirmer sur le plan des relations européennes.

Ainsi pendant la guerre de Crimée, la France et l’Angleterre combattent ensemble et une distinction militaire importante est crée, la fameuse « Victoria Cross ».
Même sous Napoléon III, l’amitié Franco-anglaise persiste. Victoria accueille en amie la femme de Napoléon III, l’impératrice Eugénie.
Durant la guerre franco-prussienne de 1870 la reine Victoria est du côté de la France. Elle demande aux Prussiens de préserver Paris des destructions et des massacres et de conserver l’Alsace et la Lorraine à la France.

  • Autour de la Reine
Le tournant a lieu le 14 décembre 1861 quand son mari le Prince Albert meurt. La reine est défaite et sombre dans une dépression. Elle ordonne que l’on ne change rien dans sa chambre.
Ce bouleversement est un drame personnel qui perturbe le reste de sa vie. Elle fuit Londres et ne paraît plus au gouvernement. Le peuple anglais est au début très ému puis trouve cette réaction exagérée.
Victoria se remet peu à peu en rencontrant un écrivain, Disraeli. Elle est passionnée par cet homme. Il parvient à la faire revenir sur la scène politique et grâce à son soutient elle obtient le titre d'impératrice des Indes. En remerciement, elle le nomme comte de Picontfield.
La gloire et la popularité de Victoria se développent. En 1887 a lieu son jubilé, il ne rassemble pas moins de 50 rois et princes d’Europe.
On réalise un tableau de cet évènement , dupliqué en une centaines d’exemplaires dont un figure au musée Massena.
La reine est en très bonne forme pour son âge, on la voit danser aux bals.

Le jubilé de 1897 est encore plus fastueux. Il rassemble à Londres tous les 1ers ministres de l’empire anglais (Canada, Australie…).
En 1898, la reine est la premier à s’adresse au monde entier grâce au phonographe, encore un signe de sa modernité.

  • La reine dans la région Niçoise
Son premier séjour se passe à Menton en 1882, avec Brawn, son domestique. On se demande jusqu’ou leur relation est allée, c’est très contraire à l’esprit du temps mais elle était très sensible au physique des hommes. D’ailleurs dans son testament, elle souhaite qu’il y est des souvenirs d’Albert et de Brawn dans son cercueil.
Après la mort de Brawn, ses séjours sur la côte furent plus fréquents car Brawn ne supportait pas le soleil. Elle est fortement éprise de la région.
Mais d'une manière générale, la reine aime les paysages Français.
Elle déclare : « si une guerre devait avoir lieu entre la France et l’Angleterre, je demande à Dieu la grâce de mourir avant ».
Les niçois la voient à 5 reprises à Cimiez : 1895, 1896, 1897, 1898 et 1899. Elle ne revient pas en 1900 car durant la guerre des Boers la France prend le partie des bourgs et la reine a peur des manifestations.
La mort la rattrape alors qu’elle passait l’hiver sur l'Île de Wight, le 22 janvier 1901, ayant régné plus que n'importe quel monarque britannique (plus de soixante-trois ans). On raconte qu’elle aurait dit peu avant « Ah si seulement j’étais à Nice, je guérirai ! ».


  • La villégiature royale
Il s’agit de vacances et de soins sur des séjours d’environ 6 semaines, organisés chaque année. L’évènement est très solennel et fait appel à un ensemble de protocoles méticuleux.
Victoria arrive par un train spécial de 110 mètres de long. Il comprend outre la motrice, une voiture pour les bagages précieux, une voiture pour la toilette, une autre pour la salle de bain et des salons, 2 wagons privés pour la reine, 1 wagon pour ses domestiques, 2 wagons de salons lits, 1 avec un couloir de circulation pour les domestiques, et enfin plusieurs pour les bagages.
Mais déjà avant son arrivée une partie du mobilier royal est expédié, de sorte que lorsque la reine arrive elle trouve ses appartements aménagés avec son mobilier.
Le premier séjour à Nice se passe au Grand-Hôtel, vers Carabacel. Victoria se trouve un peu à l’étroit et on craint qu’elle ne revienne plus !
Alors on charge un architecte reconnu (Biasini) de construire un Hôtel, l’Excelsior Régina. La reine y réserve 80 chambres coté Ouest (la où la vue sur Nice et la baie des anges est exceptionnelle). Depuis, l’aile Ouest du bâtiment est surplombée d’une couronne.
Toute une équipe s’occupe de ses désirs : musiciens, cuisiniers, chauffeurs, cochers : le staff est extrêmement coûteux. On lui demande de réduire son personnel, mais elle refuse ! Elle payait pour 6 semaines 80.000francs or !

Cet hôte de marque diffuse une publicité gratuite pour Nice. Un correspondant dresse un bilan quotidien de l’activité de la reine, et tous les jours la presse anglaise vante le cadre de vie de la reine : Nice et ses paysages ne pouvaient pas rêver d’une meilleur occasion de développer le tourisme de luxe, au moment ou ¼ de la planète a pour souverain la reine d’Angleterre !

L’emploi du temps royal est souvent peint par Mossa en aquarelles.

Le Petit déjeuner se fait en musique : l’orchestre généralement italien donne l’aubade.
En fin de matinée vers 11h a lieu une promenade en voiture (attelée à un âne : le « Jacou » : qu'elle a acheté pendant une promenade à Aix-les bains car il était mal traité) souvent dans des parcs de Nice, le parc Liserb par exemple, qui pour l’occasion était loué avec sa villa d’agrément. La reine aimait se promener dans les parcs luxurieux de Valrose, sur la colline du château, dans le parc de la villa matisse…La voiture royale est aujourd’hui conservée au musée de fontainebleau.
L’une des surprise des niçois étaient les serviteurs royaux : le matin les écossais en kilt jouaient de la cornemuse, et l’après-midi des indiens en costume traditionnel servaient le thé. Ce manège et cette diversité culturelle surprenaient et amusaient alors les autochtones.
A midi, le repas était souvent l’occasion de rassembler des invités de marque ou membres de la famille royale.
Pour l’après-midi la reine organisait une grande promenade. Souvent le cortège passait par les arènes de Cimiez, il était annoncé par un cavalier niçois (le piqueur).

La reine aimait prendre de la hauteur sur les paysages de la baie des Anges et faisait de longues promenades en calèche sur les collines de Nice telles que Fabron, le Mont-Boron (château de l’anglais), Gairaut, Aspremont…

Il semble que la reine était très appréciée par les niçois (alors qu’elle était décrite d’apparence physique modeste : petite, tassée, habillée de noir comme une « nourrice » !) On a le souvenir de "quelqu’un de généreux pour une anglaise", elle aurait donné une pièce d’or à une petite fille contre des fleurs …
Mais elle ne supportait pas les divorcés : l’amour qu’elle avait pour son mari faisait qu’elle ne concevait pas qu’on se sépare. En revanche elle était très libérale pour le mariage. Sa conviction pour le mariage d’amour agaçait l’aristocratie conservatrice, même dans sa famille.
D’autres traits de caractère la placent comme très sociale : elle refuse l’augmentation du prix de la bière (boisson des classes populaires) car « ils ont assez de misère » selon elle.
C’est aussi un personnage respectueux des croyances locales. A plusieurs reprises durant les funérailles de personnages modestes elle ne dépassait pas les cortèges. Une autre fois en se promenant dans la vieille ville, elle croisa une procession de pénitents rouge. Cette culture l’intriguait si bien que l’an suivant elle assista à la procession. Une légende dit que la reine voulait se convertir au catholicisme. Si cela semble farfelu la reine a néanmoins offert de nombreux dons pour les œuvres de l’église.
Enfin, elle assistait à la fête des cougourdons et en achetait beaucoup, elle était très curieuse des tournois de pétanque. Son amour pour les animaux faisait qu’elle offrait des fontaines à Nice (encore visibles au col du château de l’anglais et en haut d'autres montés, pour le bien-être des chevaux).

Elle appréciait les militaires et ces derniers lui rendaient les honneurs, en faisaient le « god save the queen ». On se souvient de l’évènement durant lequel plus de 10.000 soldats (dont beaucoup de chasseurs alpins) défilèrent sur la promenade des anglais » en son honneur.
Un des évènements les plus importants de ses séjours est l'inauguration du pont Barla (aujourd’hui détruit). Une inscription est encore présente mais peu visible. Enfin la reine assistait avec enthousiasme aux batailles des fleurs.

  • L'héritage de Victoria
La Reine est très intimement liée au souvenir d'une capitale touristique qui se développait grâce à sa présence, mais c'est aussi sous des aspects de bonté et de générosité que le souvenir de la Reine se diffuse à Nice.
En 1912 devant l’Hôtel Regina-Excelsior la Ville de Nice et le sculpteur Maubert offrirent une statue représentant des jeunes filles tendant des fleurs à Victoria. On signal également une Avenue Reine Victoria sur les hauteurs de Cimiez, voie qu'elle aimait emprunter pour ses promenades.

Récemment une culotte de Victoria a été acquise pour 5700 euros par un canadien (soit 9 fois la valeur initiale) ce qui démontre sous d’autres formes l’intérêt passionné de certains pour ce personnage historique.

Thèse : Immigration Italienne, exode des refugiés 1920-1944 - Alpes Maritimes

La thèse d'un chercheur, Jean KLEINMANN, docteur en Histoire contemporaine est disponnible sur internet à l'adresse suivante :
www.immigration-italienne-et-exode-a-nice.fr/


Cette étude analyse en détail les mouvements des populations italiennes vers les Alpes –Maritimes de 1920 à 1944 :

Le mouvement d’ensemble de 1860 à 1944, toutes nationalités
L’arrivée des italiens à Nice, l’accueil réservé,
La démographie, les âges, origines par villes, les professions,
Les provinces du Nord, Piémont, Ligurie, Lombardie
La région centrale, Ombrie, Toscane,
Les régions du Sud
Les mariages, formalités, les choix matrimoniaux

Les conclusions.

La même recherche concerne aussi l’immigration due aux événements d’après la Grande Guerre des :

Russes, Arméniennes, Espagnoles,

Les conséquences des Lois de Nuremberg, l’Anschluss de l’Autriche, tchécoslovaque, polonaise, roumaine, grecque, hongroise, turque.

L’exode des Anglaise, Belge, Hollandaise, Suisse.

Les conclusions générales

Ce site inclus la copie d’environ 50 000 fiches de la Police des étrangers, disponible gratuitement sur demande.

Contactez l'auteur : vingtsix@laposte.net

D'autres articles de ce blog approchent ces problématiques, il s'agit de synthèses du cours magistral de Monsieur Gastaut :